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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 07:47

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Le jour où nous sommes allés voir les pyramides de Gizeh, en janvier 2004, il faisait gris et relativement froid ; il est même tombé quelques gouttes, car il peut aussi pleuvoir en Egypte. De ce fait, la rencontre fut bien éloignée des clichés habituels, et je ne le regrette malgré tout pas : c'est une autre vision.


Ce qu'on ne voit que rarement sur les photos du site, c'est que la ville de Gizeh arrive pratiquement au pied des pyramides. On pourrait habituellement penser qu'elles sont en plein désert, vu l'angle sous lequel sont prises nombre de photos, et ce n'est pas le cas. Le convoi contourne les pyramides, on s'attend à la grande émotion, cette rencontre dont on a toujours rêvé depuis l'enfance... Et là, dès qu'on descend du bus, un mélange de petite déception et d'exaltation. D'exaltation, parce qu'on est quand même au pied de monuments exceptionnels. De petite déception, parce que cela est un peu éloigné de ce qu'on avait pu imaginer. Entre autres éléments perturbateurs, en dehors de l'inévitable foule de touristes, le discutable musée de la Barque, au pied de la Grande Pyramide ; une masse de béton posée là, qui à mon sens heurte le regard - avis très sujectif, bien sûr. Et puis cette grande structure métallique plantée à l'arrière...

 

 

 

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Mais la légère déception ne dure pas et la magie opère. Elles sont là, fières et majestueuses malgré le temps maussade. Il est difficile de décrire préciément ce que l'on ressent en les contemplant de si près après les avoir vues dans les livres ou à la télévision. Je réalise enfin la chance que j'ai d'être là, je n'aurais jamais cru y venir un jour. L'émotion est au rendez-vous...

 

 

 

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Je m'éloigne vite du groupe, je veux goûter un moment privilégié de rencontre avec mes rêves d'enfant. Mon attention se porte sur la plus petite des pyramides, celle de Mykérinos. Les blocs de parement qui subsistent à la base sont impressionants ; on imagine ce que devait être l'édifice au temps de sa splendeur. Un regard attentif permet même de distinguer une inscription. Je me promène parmi les ruines du temple funéraire, tandis que les policiers égyptiens chassent sans ménagements les chameliers qui font quelques affaires avec les touristes. Cela me surprend... 

 

 

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Je sers de guide à mes parents, et un couple d'amis s'est joint à nous. Nous nous dirigeons à présent vers la pyramide de Kheops, splendide, majestueuse, on ne trouve pas de qualicatif assez fort qui lui convienne. Tandis que le groupe fait la queue à l'entrée du musée de la Barque, visite à laquelle nous renonçons pour gagner du temps, ou que quelques courageux choisissent d'entrer dans la pyramide ( claustrophobe patenté, je sais que l'aventure n'est pas pour moi ! ), nous préférons aller voir la fosse dans laquelle a été découverte la Barque, au pied de la pyramide, sur une vaste esplanade, et nous approcher des petites pyramides satellites.

 

 

 

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Un Egyptien nous interpelle en anglais et me propose de descendre dans l'une d'elles, me disant qu'il y a en bas, au bout d'un long couloir qui s'enfonce en une pente abrupte, une salle avec un sarcophage ; je refuse poliment, lui expliquant tant bien que mal que je suis claustrophobe et que l'idée de me glisser dans ce couloir étroit me terrifie. Nous  visitons de façon impromptue un mastaba, celui de Qar. Nous descendons dans le tombeau, qui est magnifique, avec ses parois gravées de hiéroglyphes et ses sculptures. Mais malheureusement il est déjà l'heure de rejoindre notre groupe...

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Published by Kaaper Nefredkheperou - dans Voyages en Egypte
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Un passant 06/02/2016 17:23

L'auteur Sandrine Desse, dans son roman, L'histoire proscrite, propose une théorie assez intéressante à ce sujet:
"...Ebloui, Cyril caressa respectueusement la pierre du
Sphinx. Tout à son bonheur, il en oublia les hommes
armés qui les escortaient. Alexis le couvait d’un regard
souriant. Dominique, en sueur, peinait à les suivre. Son âge
et son poids ne s’accommodaient pas à cette torride
chaleur.
« – Je suis en train de crever d’avoir fait trois pas et tu
voudrais me faire croire que ce sont des humains qui ont
construit ça ? Si c’était le cas, il y aurait plus de squelettes
que de grains de sable, ici ! Alexis lui tapota doucement le
ventre du bout de son index.
– Cher ami, je pense que le principal secret réside dans
une nourriture moins riche…
– Ils étaient sensés porter bien plus sur leur dos que
moi sur le ventre… Bon Dieu, je suis en train de cuire !
Cyril lui lança un regard incrédule, puis son visage
s’illumina.
– Si ça a l’air impossible, c’est qu’ils ne l’ont pas fait.
L’explication la plus logique est toujours la plus proche de
la vérité. Les théories les plus folles circulent pour
expliquer le mode de construction de ces monuments. Une
des théories qui fâchent le plus les égyptologues est celle de
la pierre réagglomérée à partir de calcaire désagrégé émise
par Joseph Davidovits en 1978. Et pourtant, les dernières
recherches scientifiques tendent à lui donner raison,
d’autant plus que le calcaire argileux est naturellement
présent sur les lieux de la construction. Sa théorie visait à
trouver une réponse pratique aux difficultés liées au
transport, au levage ou à l’ajustement très serré des blocs,
ainsi qu’à d’autres questions réputées insolubles comme la
fabrication des statues et des vases de pierre dure aux
formes fines et à l’aspect de surface soigné qui semblent
impossibles à réaliser par des méthodes de taille, surtout à
une époque où l’outillage était essentiellement de pierre et
de cuivre. Joël Bertho va dans ce sens en affirmant que
d’importants blocs de pierres concaves et convexes
s’assemblent parfaitement au millimètre près ce qui est
impossible à faire en taillant les pierres. Avec une
extraordinaire mauvaise foi, Jean-Claude Golvin a retoqué
ces théories en répondant que la provenance de toutes les
sortes de pierres constituant les pyramides est parfaitement
connue, les pierres des assises étant en calcaire silicieux
provenant de Gizeh même où les carrières sont encore
visibles, le parement venant de Tourah et le granite des
chambres funéraires étant issu des carrières d’Assouan. Il
ajoute en conclusion qu’il ne voit pas pourquoi les
Egyptiens se seraient compliqué la tâche en fabriquant de
la pierre alors qu’ils en avaient à revendre. On pourrait lui
répondre en lui disant qu’ils l’ont fait pour les mêmes
raisons que nous préférons utiliser aujourd’hui le béton
pour nos constructions. Ça facilite la manutention, et ça
améliore l’étanchéité et la solidité de la structure. Mais si je
crois que Davidovits a raison sur le principe, je crois qu’il
se trompe sur la méthode. Il est compliqué de trouver de
l’eau dans le désert, or c’est un élément essentiel pour
agglomérer la poudre de calcaire et un liant quelconque.
Par contre, le soleil est généreux… Avez-vous entendu
parler du four solaire d’Odeillo ? Grâce à lui, on peut
obtenir en quelques secondes des températures supérieures
à 3500°C. Pour en construire un, il suffit de savoir
fabriquer des miroirs. Or, on en a régulièrement retrouvé
dans les sépultures. Et le calcaire entre en fusion à 840°C
seulement. Ce sont bien des pierres moulées. Fondues et
moulées. Ces hommes ne se sont pas inutilement épuisés à
transporter ces pierres monumentales. Ils ont tout
simplement transporté des sacs de poudre calcaire jusqu’au
four solaire et les ont fondus puis moulés directement sur
place, un peu comme nous le faisons avec une
bétonnière…
– Enfin, Cyril, on ne peut pas faire fondre une roche…
Objecta doucement Dominique.
– Ah, c’est nouveau, ça ! Et le magma, c’est quoi, à
votre avis ? De la roche fondue ! Ils n’étaient pas plus bêtes
que nous, nos anciens… Il n’y a aucune raison qu’ils
n’aient pas compris ce phénomène naturel. J’en veux pour
preuve qu’une étude paléomagnétique des deux grandes
pyramides d’Egypte a été récemment menée. Elle est basée
sur l’hypothèse que si les blocs ont été fabriqués in situ par
agglomération leurs moments magnétiques auraient été
tous parallèles, orientés à peu près dans la direction nordsud.
Toutefois, si les pyramides ont été construites à partir
de blocs naturels, extraits et transportés depuis les carrières
voisines, ayant subi une rotation aléatoire au cours du
transport et de la construction, alors les directions de leurs
moments magnétiques seraient orientées au hasard.
L’étude conclut que les paléodirections des trois
échantillons présentent l’orientation commune nord-sud,
ce qui permet de penser qu’ils ont été effectivement
produits in situ.
– Je veux bien, Cyril, mais si le revêtement des
pyramides est effectivement en calcaire, si on le soumet à
une décharge électromagnétique, elles tombent en
poussière. Remarqua Alexis.
– Le docteur Philip Callahan a mesuré le calcaire qui
couvre la grande pyramide. Il est diamagnétique. Le granit
rose utilisé à l’intérieur du bâtiment est en revanche l’une
des substances les plus paramagnétiques qui existent. C’est
un sarcophage efficace contre le magnétisme et qui permet
de protéger les matériaux du monument. Il n’est d’ailleurs
pas exclu que des grains de silice aient été volontairement
ou accidentellement mélangés en quantité infinitésimale
au calcaire en fusion, l’émaillant de petits morceaux de
verre qui est un bon isolant si je ne m’abuse.
– Vous avez raison, mais je ne vois pas de traces de
verre autour de nous. Un four d’une puissance telle qu’il
permet la fusion du calcaire aurait transformé le sable qui
l’entourait en verre et nous en aurions des traces visibles !
– Et le verre lybique ! Il y en a 6500 km carrés… Que
vous faut-il de plus ?
– Le désert lybique… Ce n’est pas à côté ! Ça ne plaide
pas en faveur de la fusion et du moulage in situ…
– Je vous le répète : ne les prenez pas pour des idiots,
ces Egyptiens ! Ce verre lybique n’est pour moi que la
preuve qu’ils ont testé leur méthode et leur matériel avant
de passer aux choses sérieuses. On n’a pas construit la
première bétonnière sur le chantier de l’Empire State
Building, nous !
– Alors pourquoi n’y a-t-il pas de verre autour des
pyramides ?
– Parce que le four n’était pas au sol, tout simplement.
Puisqu’il est communément admis qu’ils maîtrisaient l’art
des échafaudages… Je ne vois pas ce qu’il y a d’impossible
à cela…
– CQFD ! Conclut Dominique en lui donnant une
grande bourrade dans l’épaule...."

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  • : Horizons d'Aton - Beyt Kaaper
  • Horizons d'Aton - Beyt Kaaper
  • : Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
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