Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 03:05

Egypte_0001.JPG

 

Lors de notre croisière sur le Nil, nous avons eu la visite de nuit du temple de Kom Ombo, un incontournable des circuits. Il faut avouer que le site de nuit a quelque chose de magique, et je crois que mon amie devait vivre ça. Pour moi, c'était la seconde fois ; je ne savais donc pas si la visite me passionnerait autant, ou si j'aurais une impression de déjà vu...

 

Egypte_0273.JPG


Un impondérable a placé la visite sous de mauvais auspices au démarrage. Une heure de départ anticipée avait été annoncée à bord, obligeant notre guide Ehab à s'adapter pour que nous puissions effectuer le programme tout en étant à bord pour le départ du bateau. Et puis, sans qu'on sache pourquoi, l'heure de départ a été retardée, au grand dam d'Ehab qui s'était dépêché et à notre grand regret de ce temps perdu... Ce sont les inconvénients d'une croisière ; il y a un tel trafic sur le Nil que les impondérables de ce genre sont quasiment inévitables. Il faut réguler la circulation des bateaux, donc parfois avancer ou retarder les départs, ce qui sur le moment vous met un peu en rogne, je l'avoue.

 

Egypte_0019.JPG


Bref, nous avons navigué en direction de Kom Ombo, où nous devions arriver dans la soirée. Nous nous étions dit que l'heure du repas serait repoussée d'autant, de façon à laisser le temps de profiter de la visite du site. Malheureusement, certains touristes privilégiant leur ventre plutôt que la découverte de l'Egypte et les organisateurs le sachant bien, l'heure du repas ne semblait pas, aux premières nouvelles, repoussée. J'avoue, là encore, que j'étais un peu en rogne, car j'avais dans l'idée de profiter de voir à Kom Ombo des détails que je n'avais pas vus la première fois... Le pauvre Ehab a dû s'adapter, et a bien vu que nous faisions grise mine – le Méditerranéen a le sang chaud et du mal à cacher sa contrariété, même si ça passe ensuite très vite.

 

Egypte_0013.JPG


Le temple est un lieu toujours aussi magique – que j'aimerais d'ailleurs pouvoir voir une fois de jour, ainsi que voir la localité elle-même. Depuis le quai, nous montons vers les vestiges du temple que Sobek partage avec Haroeris. Etant donné que nous sommes seuls avec notre guide, nous avons tout loisir de remarquer des détails qu'on ne peut pas voir en troupeau. Ainsi, je n'avais pas remarqué lors de la première visite la finesse et l'intérêt de certains reliefs. Il n'y a pas énormément de monde sur le site, ce qui est agréable, au moins notre retard est-il en cela un avantage. Ehab nous montre bien entendu les incontournables de Kom Ombo, comme le calendrier et le relief des instruments médicaux, mais aussi des détails dont on parle peu et que je ne connaissais pas. Ce qui fait que la déception du départ disparaît à mesure qu'il nous fait découvrir le site à sa façon. La magie du lieu opère et c'est heureux que nous regagnons notre bateau. Ehab est un peu furax quand il découvre, une fois revenu à bord, que l'heure du repas a finalement été repoussée. Mais ce n'est pas grave, mon amie a quand même eu le temps de profiter de ce lieu magnifique et j'ai pu faire un agréable petit coucou à mon cher Sobek, tout en me remémorant les aventures de la première visite, en 2004.

 

Egypte_0007.JPG


Travaillant moi-même dans le tourisme, je sais bien qu'il y a des imprévus qui sont pratiquement inévitables et que l'agent de voyage ne maîtrise pas, ni le guide d'ailleurs. Aussi, il faut prendre les contretemps avec philosophie, c'est une leçon que sur le moment j'avais oubliée, mea culpa... Le problème de la croisière, c'est qu'il y a des impératifs qu'on n'a pas lorsqu'on est à terre, comme les horaires de départ qui doivent pouvoir insérer le bateau dans le trafic sur le Nil. Cela fait qu'il ne faut pas attendre de la croisière une approche approfondie, mais la considérer comme une première approche - ce rôle de première approche correspond parfaitement à la croisière sur le Nil. Il faut aussi savoir que la fatigue, au bout de quelques jours, se fait sentir, car les programmes sont assez intenses ; aussi, lorsque vous organisez votre voyage, prévoyez toujours des moments pour souffler un peu.

 

Egypte_0005.JPG


En tout cas, le pari fut quand même réussi, malgré ces petits imprévus. Les ruines du temple illuminées, comme nimbées d'or par les éclairages ou au contraire apparitions blafardes des reliefs, ont quelque chose qui vous transporte hors du temps et crée une atmosphère quelque peu irréelle. Et ne manquez pas de détailler les chapiteaux – mon dada, comme vous le savez sans doute... - qui sont d'une grande richesse, ainsi que les vestiges de décors polychromes de toute beauté. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Kaaper Nefredkheperou - dans Voyages en Egypte
commenter cet article

commentaires

Papyrus D'identité

  • : Horizons d'Aton - Beyt Kaaper
  • Horizons d'Aton - Beyt Kaaper
  • : Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
  • Contact

Fouilles

Archives