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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 08:00

Retour en effet, et cela faisait longtemps, dans le Hammâm des Horizons, avec le parfum ; ou plutôt les parfums. Il ne s'agit pas de faire de publicité, entendons-nous bien ; simplement de donner mon avis et d'évoquer ceux que j'apprécie.

 

Comme les objets, j'aime les senteurs, pour cette part de rêve, ce raffinement qu'elles apportent au quotidien. Que ce soit dans la maison, avec les encens et autres, ou sur moi, avec les parfums. J'ai du mal à me passer de porter du parfum. Pas très viril, diront certains qui en sont restés à une époque fort heureusement révolue : tant pis - ou tant mieux... J'assume totalement ! 

 

Le parfum dans l'univers kaaperien, c'est d'abord un voyage, car j'aime les parfums forts, aux notes orientales épicées. Egalement l'expression de l'humeur du moment, car je ne suis pas fidèle en matière de parfum : j'en change au gré des saisons, des découvertes ou simplement de l'envie du moment. Bien entendu, le reflet d'une facette de la personnalité : le choix d'un parfum, quand il n'est pas dicté par le simple fait de suivre une mode, est toujours très personnel ; et chaque parfum révèle une part de soi. Evidemment, c'est également, même si on s'en défend parfois, un élément de séduction ; l'émotion fugace d'un instant, un message olfactif. Chez les autres, je suis d'ailleurs également sensible aux parfums, qui racontent une histoire sans que l'on ait un mot à dire.

 

Il y a ceux qui font partie de ce que j'appellerais mon « patrimoine personnel des parfums » : ce sont ceux-là que nous évoquerons.

 

obsession.jpg

En tête, Obsession, de Calvin Klein, celui que je porte le plus souvent ; adopté définitivement et sans réserve.

  

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Habit Rouge, de Guerlain, outre le plaisir que j'ai à le porter à l'occasion, est avant tout un clin d'oeil : nous avons le même âge...

 

 

bel-ami.jpgBel Ami, d'Hermès, est lié au souvenir des années parisiennes où les flacons m'arrivaient d'Arabie lors des visites de mes parents.

 

 

visit.jpgVisit, d'Azzaro, plus anecdotique mais dont j'apprécie particulièrement les notes d'encens, sensibilité orientale oblige.

 

gucci.jpgRégulièrement aussi, quelques découvertes agréables, comme Gucci, qui avec ses épices est une véritable merveille.

 

L'été, dans la journée, j'opte plutôt pour les huiles orientales, qui présentent l'avantage de ne pas tacher la peau puisqu'elles ne contiennent pas d'alcool. Les huiles saoudiennes, parmi les plus appréciées, réservent de belles surprises. Au fil du temps, j'ai trouvé sur le net des boutiques en ligne qui en vendent de bonne qualité pour un prix raisonnable. Il y a également les petits pains de musc ou d'ambre que l'on frotte sur la peau et qui laissent une odeur délicate.

 

Yalla, sortons du Hammâm : Kaaper ne doit pas trop se dévoiler non plus... Nous reviendrons à l'occasion sur certains éléments qui entrent traditionnellement dans la composition des parfums, même si aujourd'hui il s'agit pour l'essentiel de matériaux de synthèse.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 07:28

Un flacon à parfum en albâtre au nom d'Hatshepsut conservé au musée égyptologique de l'Université allemande de Bonn.


Le musée égyptologique de l'Université de Bonn, en Allemagne, compte parmi ses collections un flacon à parfum particulièrement bien conservé, portant le cartouche de la célèbre reine Hatshepsut. Les chercheurs de l'Université ont entrepris de l'analyser par tomographie et ont découvert qu'il contenait encore des résidus desséchés d'un liquide qu'il renfermait à l'origine. Forts de cette découverte, les chercheurs souhaitent à présent procéder à une analyse chimique détaillée de ces résidus. Selon le conservateur du musée, Michael Höveler-Müller, ces travaux pourraient prendre environ un an.


Les résidus de liquide desséché révélés par la radiographie du flacon antique.


Michael Höveler-Müller pense que de l'encens1 entrait vraisemblablement dans la composition de ce parfum royal. Il semblerait d'ailleurs que la fameuse expédition envoyée par Hatshepsut au pays de Pount aurait entre autres ramené en Egypte des plants d'arbre à encens ; la reine les aurait fait planter dans les environs de son temple funéraire.





Détail de la panse du flacon portant le cartouche de la reine Hatshepsout (reconstitué en bas à droite) ; il s'agit de son nom de Nesout-Bity, ou Nom de Couronnement : Maât Ka Rê.



Si l'opération se révèle fructueuse, il est envisagé de tenter de reconstituer le parfum en question. Ce serait la première fois que l'on pourrait ainsi retrouver véritablement les senteurs de l'Egypte antique. Gageons aussi que si c'était le cas, il y aurait une sévère concurrence chez les parfumeurs pour en obtenir la composition... Une affaire très intéressante à suivre, en tout cas. Bientôt un nouveau parfum à ajouter aux Parfums d'Egypte d'Anne-Marie ?



Le flacon entre les mains du conservateur du musée de l'Université de Bonn, pour donner une idée de sa taille.


Sources : informations et photos provenant d'un article du site de l'Université Rhénane Friedrich Wilhelm de Bonn, 15 mars 2009. 


1- L'encens entre encore aujourd'hui dans la composition de nombreux parfums orientaux du Mashreq, ainsi que dans celle de parfums aux notes orientales.

 

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 08:44

Notre hammâm est aussi le lieu des senteurs, et comment commencer dans ce domaine de meilleure façon qu'avec le bakhûr (  "encens", en arabe), ou encens arabe. Né dans la Péninsule Arabique dès la plus haute Antiquité , longtemps produit de luxe, il connaît diverses déclinaisons dans tout le Mashreq.


bakhoor_yemen.jpg

Bakhûr yéménite, dans sa petite boîte métallique, sous forme de poudre.


Le bakhûr traditionnel de la Péninsule Arabique est composé d'un mélange de bois de santal, de bois d'Agar, de résine d'encens, de musc, de sucre et d'huile essentielle. Le mélange est soit cuit sur le feu (tradition yéménite et omanaise), soit passé dans un four ; aujourd'hui, la fabrication industrielle a souvent remplacé ces méthodes artisanales. Le bakhûr le plus classique et de meilleure qualité vient du Yémen et d'Oman ; mais on en trouve aussi une version égyptienne, par exemple.


incense-bakhoor-03_prod.jpg

Bakhûr sous forme de boulettes.


Le bakhûr se présente sous forme de fine  poudre, de boulettes ou de petits copeaux. On le fait brûler dans un encensoir caractéristique de la Péninsule Arabique qu'on appelle la mabkhara (  "encensoir" en arabe) , dans laquelle on place du charbon incandescent - il existe aujourd'hui des mabkhara électriques ! Il suffit de mettre un peu de bakhûr sur le charbon pour que son parfum se diffuse.


mabkhara.jpg

Mabkhara arabe traditionnelle, dont la forme remonte à l'Antiquité.


Traditionnellement, il est utilisé lors des fêtes, en particulier les mariages, mais aussi pour purifier la maison et même parfumer les vêtements - on les place alors au-dessus de la fumée, et certaines traditions disent qu'imprégner ainsi ses vêtements accentue la séduction. C'est également un signe d'hospitalité pour honorer un invité, tout comme offrir le café.


bakhoor-_egypte.jpg

Bakhûr égyptien acheté à Aswân.


Vous le trouverez souvent commercialisé, en particulier sur le Web, sous le nom de "bakhoor" ou "bakhour", ou d' "encens arabe". Vous trouverez principalement celui venant du Yémen ou d'Oman, de Bahreyn ( "bahrayniy" ), des Emirats ( "imarâtiy" ) ou encore d'Arabie Saoudite, chacun avec son mélange particulier et donc des différences de senteurs. Ne choisissez que les bakhûr traditionnels, en laissant de côté les ersatz aromatisés bon marché de production industrielle.

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 09:15

Le bois d'Agar, appelé ood dans les pays arabes1, est utilisé tant dans la fabrication des encens précieux que dans la composition des parfums. Précieux, car l'agar pur vaut plus cher que l'or ! Mais qu'est-ce que ce mystérieux " bois " ?


En réalité, il s'agit d'une résine odorante sécrétée par un arbre, l'Aquilaria, que l'on trouve en Inde du Nord et dans le sud-est asiatique (Laos, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Indonésie). Sur les 50 espèces d'Aquilaria, seules 8 produisent l'agar. A l'origine, on utilisait principalement l'Aquilaria malaccensis et l'Aquilaria crassna. Ces arbres peuvent atteindre de 6 à 40 m de hauteur, mais il sont devenus rares à l'état sauvage en raison de leur exploitation intensive et certaines variétés sont aujourd'hui protégées ou menacées d'extinction. 


Agarwood333.jpg



Cet arbre est souvent atteint au niveau du tronc ou des racines par un parasite, un champignon, contre lequel il réagit en produisant la fameuse résine. Le bois devient alors foncé et prend cette odeur qui est recherchée. A l'état naturel, seulement 7% des arbres sont ainsi infectés ; c'est l'agar de qualité supérieure, au parfum caractéristique teinté de champignon et de terre. Mais on infecte aussi volontairement les arbres pour produire l'agar ; c'est un agar de seconde qualité, qui se rapproche plus du santal. Une légende chinoise prétendait qu'on obtenait le bois d'agar en laissant le bois précieux enterré pendant plusieurs siècles ; légende de marchand, bien entendu, à la fois pour justifier la rareté du produit et bien entendu taire sa véritable origine aux non-initiés ! La Malaisie a très longtemps dominé le commerce de l'agar.



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C'est le coeur du tronc qui est attaqué par le champignon et produit en réaction la résine.



Il est utilisé depuis des siècles dans la médecine traditionnelle chinoise et tibétaine, ainsi que dans la médecine ayyurvédique indienne. On lui prête des vertus contre les désordres nerveux et psychiques, ainsi que contre la fatigue. Il entre également pour cette raison d'agissement sur l'esprit dans la composition des encens brûlés pour la méditation, afin de favoriser l'apaisement de l'esprit et de recentrer les énergies. Certaines traditions lui attribuent aussi la vertu de chasser les mauvais esprits. Au Japon, une huile à base d'agar sert à l'onction des défunts et on l'utilise aussi comme encens lors des cérémonies. Les Egyptiens de l'Antiquité utilisaient déjà de l'agar lors des cérémonies d'embaumement.



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Notes :

1- "Agar " est le nom indien, sans doute du malais " gaharu " ; en Chine on l'appelle " Chen-Xiang " et " Jin-koh " au Japon ; en anglais, on l'appelle " agarwood " ou " eagle-wood " (en référence au nom de l'arbre).


Liens :

- Article (en anglais) sur le bois d'agar.
- Les Aquilaria (en français).
- sur la protection de l'Aquilaria (en français).

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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 17:42

Longtemps oublié ici et éclipsé par son descendant le savon de Marseille, le pain d'Alep fait un retour en force en Occident, où on redécouvre ses vertus. Ce savon originaire du Mashreq est tout aussi intéressant pour ses qualités que pour son histoire. Non seulement il apporte une note orientale à ce moment privilégié qu'est la toilette, tout en étant bénéfique à plusieurs titres, mais il nous transporte aussi dans l'histoire des échanges entre Orient et Occident et nous rappelle, en ces temps où on voudrait opposer les cultures, combien nombre de choses qui font notre quotidien proviennent des échanges que ces cultures ont établis au fil des siècles.



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Le soukh d'Alep, en Syrie, réputé comme étant l'un des plus beaux de tout le Mashreq.


On ignore précisément quand fut conçu ce savon qu'on appelle "pain d'Alep". Certains le font remonter à la plus haute Antiquité, d'autres à une période plus récente. Toujours est-il que c'est dans l'ouest de la Mésopotamie qu'il semble avoir été élaboré et que c'est dans le nord-ouest de la Syrie, dans la région d'Alep, que la recette traditionnelle s'est le mieux maintenue. Les pains d'Alep de la meilleure qualité viennent toujours de Syrie actuellement. Au Moyen Age, au cours des Croisades, les Européens le rencontrent auprès des populations arabes du Mashreq. Ils ne tardent pas à le ramener en Occident, où les premières savonneries apparaissent d'abord en Italie et en Espagne dès les XIIe et XIIIe s. Mais c'est surtout en Provence qu'il aura la postérité la plus renommée, avec le fameux "savon de Marseille" ; Marseille, qui est alors l'un des principaux ports de commerce avec le Levant, voit apparaître les premières savonneries au XVe s. au moins. Les savonneries se développent dès lors dans toute la région marseillaise, mais aussi dans l'ouest varois, pour devenir une source importante de richesse du XVIe au XVIIIe s.




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Au premier plan, la pâte de savon est étalée en une couche régulière sur un sol dallé avant d'être débitée. Derrière, dans les niches, on voit les pains entassés en cours de séchage.



Le vrai pain d'Alep est composé uniquement composé de matières naturelles : huile d'olive, huile de baies de laurier, eau et soude végétale naturelle ou cendre de salicorne. On cuit d'abord lentement l'huile d'olive avec l'eau et la soude, durant plusieurs jours pour obtenir ce qu'on appelle la saponification. En fin de cuisson, on ajoute à la pâte obtenue l'huile de baies de laurier. Après la cuisson, on étale la pâte et on la découpe en pains, cubes de taille variable (en général de 200 g ), et on appose le sceau. Les pains de savon ont alors une belle couleur verte. On les empile en quinconce, de façon à ce que l'air puisse circuler, et on les laisse ainsi sécher pour une période de plusieurs mois, en moyenne 9 à 10 mois.  Les pains vont alors durcir et prendre en surface une couleur brun-vert, tandis que le coeur reste vert - on s'en rend compte quand on utilise le savon.



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Quand elle a commencé à durcir un peu, la pâte de savon est débitée en barres, puis en pains quadrangulaires.


La proportion d'huile de baies de laurier varie et fait la qualité du savon. Le maximum est de 60% d'huile d'olive et 40% d'huile de baies de laurier ; en général, on trouve le plus couramment 65% d'huile d'olive et 35% d'huile de baies de laurier. C'est là le savon de qualité supérieure. La qualité supérieure est appelé " royal " (malakiyy, en arabe). Plus il y a d'huile de laurier, et plus le savon est bénéfique pour la peau. Le minimum pour un savon de qualité est de 75% d'huile d'olive et 25% d'huile de laurier. Les savons à 20% d'huile de laurier constituent la qualité basse. En-dessous de 20% d'huile de laurier, on tombe dans les savons de qualité médiocre ; les savons qui se prétendent d'Alep avec 8% d'huile de laurier n'auront aucun effet bénéfique...


alep-tours.jpg

Souvent, les pains sont entassés en forme de sortes de tours, afin de permettre une bonne circulation de l'air pour le séchage.

Les vertus de ce savon sont multiples. Il est très bien supporté par les peaux sensibles, et même recommandé - je peux vous l'affirmer, puisque c'est mon cas. Déjà dans l'Antiquité, les peuples méditerranéens avaient l'habitude de s'enduire le corps d'huile d'olive pour hydrater la peau. Tandis que l'huile d'olive apporte hydratation et protection de la peau - on l'impression, après s'être rincé de la douche, de s'être passé une crème tant la peau est douce - , l'huile de baies de laurier favorise la circulation et surtout a des vertus antiparasitaires et curatives (en particulier pour les problèmes tels que psoriasis, acné, eczéma). Il est recommandé pour les peaux à tendance sèche, pour lesquelles l'effet est réellement spectaculaire ; il faut alors utiliser du pain d'Alep à la teneur la plus forte possible en huile de laurier. Pour les peaux normales, un savon à 25% de laurier suffit.



pain-alep-1.gif

Le pain d'Alep tel qu'il se présente lorsqu'il est prêt à la vente.



Quelle est son utilisation ? Le savon de qualité supérieure peut être utilisé pour nettoyer le visage. Par contre, il vaut mieux éviter de se laver le visage avec un pain d'Alep dont la teneur en huile de laurier est inférieure à 30%. Bien entendu, il sert également et surtout, quelle que soit la teneur en huile de laurier, pour la toilette du corps, sur lequel on l'applique à la main ou avec un gant doux. Enfin, il peut servir pour laver les cheveux - nous en reparlerons au sujet de son descendant, le savon de Marseille, les Provençaux ont tous vu les grands-parents se laver les cheveux au savon de Marseille, quand c'était encore du vrai savon de Marseille... On l'utilise aussi, messieurs,  pour le rasage (avec un blaireau, ça renvoie à des souvenirs d'enfance, quand on assistait exceptionnellement à la cérémonie masculine du rasage...), car non seulement il hydrate la peau et la laisse douce, mais évite aussi les coupures ; ce sont alors en général des pains de plus petite taille, forts en huile de laurier. 


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Le sceau apposé avant que la pâte ne soit sèche correspond à la marque du fabricant, mais donne aussi des indications sur la qualité et la teneur en huile de laurier.




Pour terminer, quelques précautions avant de faire votre achat. Vérifiez toujours que la composition est indiquée ; normalement, le sceau du fabricant comporte le pourcentage d'huile de laurier... mais c'est écrit en arabe : en général, le conditionnement fournit les informations nécessaire. Il est déconseillé d'acheter un pain d'Alep en -dessous de 25% d'huile de laurier. En parlant de sceau, tout vrai pain d'Alep comporte le sceau du fabricant ; attention cependant aux copies avec des sceaux présentant quelques caractères arabes de fantaisie. De plus, il ne comporte ni colorant, ni conservateur et surtout pas de parfum : si le savon est parfumé, ce n'est pas un vrai pain d'Alep ; seule l'huile de laurier lui donne son odeur. La couleur est également un indice : il est brun-vert plus ou moins foncé, mais un savon trop clair a toutes les chances de ne pas être authentique. Méfiance aussi s'il est trop bon marché ; en France, un vrai pain d'Alep de bonne qualité de 200g est vendu aux alentours de 6 euros. Enfin, le vrai pain d'Alep est en principe un pain quadrangulaire irrégulier ; on trouve aujourd'hui des pains moulés fabriqués pour l'exportation dans les pays occidentaux, comme par exemple les savons à barbe de petit format. Inutile de préciser de vérifier, bien entendu, aussi la provenance : les vrais pains d'Alep proviennent en principe de Syrie, même si on trouve des pains de bonne qualité en provenance du Liban.



                                                              حَلَب

 


En principe, vous devez trouver parmi les inscriptions sur le savon le nom de la ville en arabe, comme ci-dessus : Halab. Sur le pain précédent, vous retrouvez ce mot à la dernière ligne de l'inscription, tout en bas du sceau.


Pour ce qui est de le trouver, on en trouve maintenant très facilement en Europe, pas seulement dans les boutiques spécialisées en produits de beauté d'Orient - même si c'est là que vous avez le plus de chance de trouver les pains de qualité et d'obtenir des renseignements précieux. Maintenant, le rêve absolu est d'aller le chercher directement dans les merveilleux soukhs d'Alep... Bon, je vous laisse. Tout cela m'a donné envie de filer au hammâm (salle de bain en arabe) et de prendre une douche avec mon savon d'Alep.
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  • : Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
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