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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 07:04

Le hommos be tahineh, ou purée de pois chiches, est une entrée qu'on trouve dans tout le Proche-Orient, et même avec une variante grecque. On peut aussi la servir aussi bien en apéritif qu'en entrée. Voici une recette que je tiens d'une amie égyptienne d'Alexandrie, pour 3 à 4 personnes.

 

 

 

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1 boîte ou 1 bocal de pois chiches1

4 à 5 cs de tahineh2

1 cs d'huile d'olive

4 à 5 gousses d'ail

1 ou 2 citrons3

1 petit bouquet de coriandre

sel


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Peler l'ail et l'écraser.

Faire bouillir les pois chiches pendant une dizaine de minutes. Les égoutter, et mettre de côté un peu de l'eau de cuissson.

Mélanger les pois chiches tièdes, la tahina, l'ail, l'huile d'olive,  le jus de citron, saler et mixer jusqu'à obtenir une purée bien lisse . Si elle est trop épaisse ou grumeleuse, ajouter petit à petit de l'eau de cuisson des pois chiches,  jusqu'à ce que la purée soit assez crémeuse.

Disposer dans un plat, arroser d'huile d'olive et parsemer de coriandre hachée. En principe, cette entrée se mange froide, il vaut mieux la mettre un peu au frais. On la mange avec du pain pita (appelé aussi "pain libanais" dans les supermarchés), à défaut avec du pain tout bête.

Une version épicée existe aussi, qui prend une belle couleur rouge. Déconseillée aux âmes sensibles ! Il suffit d'ajouter aux ingrédients ci-dessus 2 ou 3 piments rouges forts, et de les mixer avec le reste. Si on préfère jouer la prudence, on peut aussi saupoudrer le hommos de poudre de piment fort...!

 

 

 

 

Notes :

 

1- C'est plus facile que de mettre à tremper des pois chiches secs et de les faire cuire longuement ; et cela revient au même, ça ne change rien.

2- Pâte de sésame qu'on trouve dans les épiceries orientales.

3- Selon la taille des citrons.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 07:26

Aujourd'hui, une recette venue d'Arménie, dont je raffole. Bon, c'est vrai qu'il faut aimer le mélange salé-sucré ; mais cela fait partie des saveurs orientales et extrême-orientales, et existait aussi en Occident autrefois. La recette est pour 6 personnes, à vous d'adapter en fonction ; vous pouvez d'ailleurs en préparer plus que nécessaire et en garder, c'est très bon réchauffé.

 

 

 

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6 beaux blancs de poulet

125 g d'abricots secs

150 g de pruneaux

125 g de raisins de Smyrne

60 g de beurre

1 cuiller à café de cannelle en poudre

sel et poivre

 

 

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Couper les blancs de poulet en deux dans leur épaisseur, saler et poivrer légèrement. Dénoyauter les pruneaux, c'est préférable.

Faire fondre le beurre dans une poêle et y faire dorer les blancs de poulet sur les deux faces.

 

Verser 30cl d'eau dans un bol et y faire fondre la cannelle en poudre - cette technique d'infusion est souvent utilisée en cuisine orientale, elle permet à la saveur des épices de bien se diffuser. Verser sur le poulet et porter à ébullition, puis baisser le feu. Ajouter les abricots secs, les pruneaux et les raisins secs et laisser cuire à feu doux un quinzaine de minutes. Si nécessaire, rajouter un peu d'eau chaude en cours de cuisson. Voilà, c'est prêt : facile, non ?


Ce plat sera servi avec du riz.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 07:42

Il manquait à nos bonnes recettes des desserts, vous ne trouvez pas ? Nous revenons cette fois encore au Mashreq :  aujourd'hui, je vous propose celle de la basboussa, un gâteau oriental qui est à vrai dire un délice, et très facile à réaliser. C'est ici la recette égyptienne que vous trouverez. Je la tiens de mon amie Ankhès-em-Ousir, qui l'a apprise en Egypte même.

 

 

 

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Les Ingrédients pour le gâteau :

2 tasses de semoule fine de blé dur 1

1 tasse de sucre

1 tasse de yaourt nature 2

1/2 tasse de semna

2 oeufs

1 cuiller à soupe d'eau de rose 3

1/2 cuiller à café de bicarbonate de soude

1 cuiller à café de poudre à lever

un peu de vanille 4

une poignée d'amandes mondées entières

 

 

Les Ingrédients pour le sirop :

2 tasses de sucre de canne

1 1/2 tasse d'eau

le jus d'un citron et un peu de zeste

2 cuillers à soupe d'eau de rose

 

 

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Commençons par la confection du gâteau. Dans une terrine, mélanger la semoule, le sucre, l'eau de rose, la vanille, le bicarbonate, la poudre à lever. Ajouter le yaourt, les oeufs que vous aurez battus et la semna que vous aurez fait fondre. Bien mélanger jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun grumeau. Il n'y a plus qu'à beurrer un moule à gâteau à bords hauts 5 avec de la semna et à y verser la pâte ainsi obtenue. Il faut bien répartir la préparation dans le moule de façon homogène. Disposer les amandes en rangées régulières à la surface de la préparation. Faire cuire la basboussa à four moyen (180° à 200° ), sur la grille du milieu, pendant environ une demie heure ; le gâteau est cuit quand il a pris une couleur dorée et que la lame d'un couteau en ressort sèche.

 

Pendant que le gâteau cuit, pas question de flemmarder. Nous passons à la préparation du sirop. Mélanger tous les ingrédients dans une casserole et faire cuire une dizaine de minutes à petits bouillons ; vous verrez, c'est déjà un délice que cette délicate odeur d'eau de rose qui parfume la cuisine ! 

 

Quand le gâteau est cuit, verser dessus le sirop encore chaud dès la sortie du four. Le sirop doit bien imprégner le gâteau, formant à la surface une jolie glaçure comme du miel sans altérer le croquant de la croûte.

 

Une fois que le gâteau est refroidi, le couper en losanges de façon à ce qu'une amande se trouve au centre de chaque losange. Les gourmands dégusteront la basboussa encore tiède, incapables de résister à cette promesse de délice oriental. Mais elle se déguste en principe froide -  il faut donc patienter et la laisser refroidir ; pendant ce temps, vous n'aurez qu'à manger des loukoums (d'Istanbul, ça va de soit) ou fumer une shisha ! Et elle peut même être conservée jusqu'au lendemain - pour les courageux qui peuvent résister à une telle tentation : personnellement, j'en serais incapable !


J'en entends déjà certains dire : "Ouh la la ! Mais c'est très calorique tout ça ! " Oui, mais les pâtisseries orientales ne sont jamais, de toute façon, compatibles avec l'obsession de la prise de poids. Fi des kilos, au moins de temps en temps... Je vous assure que c'est un véritable bonheur que ce gâteau qui vous fait voyager tout en ravissant vos papilles de mille sensations... Installez-vous confortablement avec vos convives et dégustez la basboussa avec un thé ou un café arabe - ou café turc, si vous préférez... Bon, après il est recommandé de mettre un peu de musique orientale et de remuer son popotin pour éliminer un peu...

 

 

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1 - Au Mashreq, comme en Inde, on n'utilise pas la semoule pour la confection de plats salés comme c'est le cas au Maghreb ; c'est le riz qui est au Mashreq l'équivalent de ce qu'est la semoule de blé au Maghreb. La semoule, en Egypte comme dans tout le Mashreq et en Inde, sert uniquement à la préparation de desserts.

2- L'idéal est le vrai yogurt turc qu'on trouve en épicerie orientale, le goût et la consistance ne sont pas tout à fait les mêmes.

3- Là encore en épicerie orientale ; attention à prendre de l'eau de rose pure et non de l'eau de rose diluée, qui est moins chère mais a beaucoup moins de goût.

4- Un peu d'essence de vanille ou un sachet de sucre vanillé feront l'affaire.

5- pour le choix du moule, c'est à votre appréciation : moule rectangulaire (attention, pas un moule à cake !  plus large et moins haut... ) ou en principe un moule rond ; avec un moule rectangulaire, le découpage est me semble-t-il plus facile. Plus le moule sera grand, plus le gâteau sera mince avec plus de croûte ; faites des essais dans différents moules, vous jugerez de ce que vous préférez. 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 07:29

Voici une recette égyptienne pour la préparation du riz, que je tiens d'une amie égyptophile et passionnée par l'Orient. C'est un accompagnement très facile à réaliser, peu coûteux et délicieux. Comme je vous l'ai déjà dit, je crois, au Mashreq, on consomme du riz pour accompagner les plats, et non de la semoule, qui est réservée aux pâtisseries.

 

 

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1 peu de semna (ou ghee)

1/2 tasse de vermicelles de blé (pâtes pour les bouillons et soupes)

2 tasses de riz, la variété la moins collante possible

1 cube de bouillon de volaille ou de boeuf

 

 

 

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Faire fondre la semna, puis y placer les vermicelles et faire griller  jusqu'à ce qu'ils aient pris une couleur cannelle ; attention, il faut surveiller de près et remuer de temps en temps, car ça va très vite et s'ils sont brûlés c'est fichu.


Verser ensuite le riz avec les vermicelles et bien mélanger pour que riz, semna et vermicelles se mêlent, et faire sauter le riz jusqu'à ce qu'il soit devenu translucide.


Couvrir le tout du bouillon délayé à l'eau chaude, c'est le principe de la cuisson pilaf comme dans la cuisine indienne. Faire cuire à feu doux entre 15 et 20 mn selon la variété de riz ; en fait, il doit avoir absorbé tout le liquide et il faut que les grains soient tendres mais restent fermes. Si nécessaire, rajouter de l'eau en cours de cuisson, mais je pense que tout le monde sait faire le riz pilaf...


Quand le riz est cuit, retirer du feu et aérer à la fourchette en décollant les grains. Voilà, c'est prêt à déguster ! Simple, n'est-ce pas, pour notre première recette des rives du Nil ?


Vous verrez, ça a un goût délicieux, le genre de chose dans laquelle on commence à piter sans pouvoir s'arrêter. Les vermicelles grillés apportent un léger goût de noisette, et la semna donne aussi un arôme succulent. Pour cette recette, elle est indispensable ; la même recette au beurre ordinaire ne donnera pas du tout la même chose...


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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:00

Les pois chiches, appelés Himmis en arabe littéraire et Hommos en égyptien, sont employés dans de nombreuses recettes de cuisine dans tout le monde arabe et méditerranéen, mais aussi en Inde.

 

 

Petit historique, pour commencer. Le pois chiche est arrivé sur les rives de la Méditerranée dans la haute Antiquité, peut-être diffusé dans le Bassin Méditerranéen par les Phéniciens. Originaire sans doute du Proche-Orient (sud-est de la Turquie et Syrie, où poussent encore des variétés sauvages), il est connu en Mésopotamie et déjà mentionné par Homère dans l'Illiade. C'est une culture traditionnelle de tous les pays méditerranéens. En Inde, il a été introduit par les Afghans, d'où son nom hindi de "kabuli chana" (pois de Kabul). 

 

 

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Voici la plante (Cicer arietinum en botanique), avec un joli pois...

 

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 ... voici la fleur qui va donner notre délicieux pois...

 

 

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... et voici le pois chiche prêt à être consommé !

 

 

 

Plutôt qu'une recette, sujet que nous aborderons par la suite, je me propose plutôt aujourd'hui de vous faire part d'une astuce que je tiens d'une Marocaine. Comme vous le savez, s'il est délicieux, le pois chiche n'en est pas moins difficile à digérer pour ceux qui ont les intestins sensibles ; au mieux il donne des flatulences, au pire de terribles maux de ventre. Sujet aux fameux maux de ventre et grand amateur de pois chiches - ça ne m'a à vrai dire jamais dissuadé d'en manger... - , j'ai un jour appris que c'était la peau qui entoure le pois qui est lourde à digérer, comme c'est souvent le cas. Une solution pour éviter ces petits désagréments consiste donc à éplucher les pois chiches après cuisson ; oui oui, je vous entends déjà : "Quoi ?! Eplucher les pois chiches un à un ?! Tu es fou ou quoi ?! " Certes, c'est un peu long et ça peut sembler fastidieux ; mais c'est très facile : il suffit de prendre le pois entre ses doigts et de pousser délicatement, la peau se détache toute seule. Un régal sans contrepartie vaut bien un petit sacrifice, non ? Et puis, éplucher les pois chiches peut fournir l'occasion de papoter en cuisine !

 

 

 

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La récolte des pois chiches au Moyen Age (Tacuinum Sanitatis, traduction anonyme du Taqwim es-Siha d'Ibn Butlân, manuscrit allemand du XVe s.,  BNF Richelieu Manuscrits Latin 9333 folio 47, Paris)



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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:19

Nous poursuivrons nos promenades culinaires avec la réalisation fort simple d'une excellente boisson indienne : le lassi aux épices. Le lassi est une boisson traditionnelle à base de lait caillé, lequel se trouve maintenant facilement en France sous la forme arabe de " laban " ou " elben ", qui est identique. C'est un délice qu'on consomme soit au moment des repas, soit simplement pour se rafraîchir ; c'est également souvent un signe de bienvenue.

 

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1 litre de lait caillé (laban)

50g environ de sucre en poudre

15g d'amandes mondées

15g de pistaches décortiquées

12 cardamomes vertes

1 pincée de filaments de safran

1/4 de cuill. à café de curcuma

1/4 de cuill. à café de noix de muscade râpée (poudre de muscade pour les plus paresseux)

de la glace, pilée si possible

 

 

 

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Laissez le lait caillé au frais. Pendant ce temps, décortiquer les pistaches et ouvrez les cardamomes pour récupérer les petites graines odorantes qui se trouvent à l'intérieur des capsules. Réduisez en poudre, dans un robot ou un mixeur - c'est plus rapide qu'au pilon et mortier -  les amandes, les pistaches, les graines de cardamomes, le curcuma, la muscade et le safran, jusqu'à l'obtention d'une poudre fine et homogène. Cette poudre peut être préparée en plus grande quantité, en multipliant les proportions, et être conservée plusieurs mois dans une boîte hermétique pour agrémenter divers desserts (gâteaux, gâteaux de semoule, crèmes, etc.).

 

Faire fondre le sucre dans le lait. Verser la poudre d'épices dans le lait et bien mélanger au fouet ou au mixer.  Mettre à reposer au frais pour que le lait caillé s'imprègne bien du goût des épices. C'est prêt à être dégusté.

  

Cette boisson se sert dans de grands verres dans lesquels on aura pris soin de mettre de la glace pilée, pour que le breuvage offre goût et fraîcheur. Posez-vous dans un endroit calme et savourez en vous laissant transporter par les saveurs raffinées de l'Orient...


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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:00

Une recette toute simple et excellente qui nous vient d'Inde, une fois encore ; car j'adore la cuisine indienne et j'en fais assez souvent... enfin quand j'ai le courage de cuisiner, bien sûr ! La recette est indiquée pour 4 personnes.

 

Le pilau (on dit aussi pilaf) est la cuisson indienne du riz, mais aussi un plat à base de riz et d'ingrédients variables, avec des épices douces, contrairement au biriyani ou au curry qui sont plus ou moins piquants. C'est un accompagnement que vous pouvez déguster avec un plat de viande, de poisson ou de légumes.

 

 

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150 g de riz basmati

1 petit oignon

50 g de petits pois

4 à 6 cardamomes vertes

2 à 3 cardamomes noires

6 clous de girofle

1 feuille de laurier

1 bâton de cannelle d'environ 3 cm

1 cuiller à café de graines de cumin

50 g de ghee

1 1/2 cuiller à café de sel

 

 

 

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Peler l'oignon et le hacher, puis faire fondre le ghee dans une grande sauteuse et y dorer l'oignon. Ajouter les cardamomes, les graines de cumin, les clous de girofle, le laurier et le bâton de cannelle. Faire revenir les épices avec l'oignon 30 secondes environ, à feu très doux pour ne pas qu'elles brûlent. Ajouter les petits pois et les faire revenir à leur tour pendant 1 mn. Verser enfin le riz et le sel et mélanger. Laisser le riz devenir translucide.


Arroser avec 2,5 dl d'eau, porter à ébullition, mélanger et couvrir. Laisser cuire 10 à 15 mn à feu doux, sans remuer le riz. C'est prêt quand le riz a absorbé tout le liquide. Si le riz a absorbé toute l'eau et qu'il n'est pas encore assez cuit, ajouter un peu d'eau chaude et laisser cuire encore un peu.


Enlever le laurier et le bâton de cannelle et présenter dans un plat chaud en égrenant le riz.


On peut faire des variantes en remplaçant les petits pois par d'autres ingrédients qui surprendront peut-être plus un palais occidental : un mélange de raisins secs, de dattes et de fruits secs non salés (amandes, noix de cajou, pistaches...). On peut aussi ajouter d'autres légumes aux petits pois, comme des cubes de pomme de terre ou encore des bouquets de chou-fleur, qu'on fera revenir 3 ou 4 mn avant d'ajouter les épices...

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 07:00

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Quoi de mieux pour reprendre nos promenades qu'un petit voyage gustatif ? Prêts à embarquer une nouvelle fois pour l'Inde ? Voici une recette indienne réellement très facile à réaliser et qui mettra dans votre assiette et celle de vos convives toute la subtilité des épices de l'Inde. Les quantités indiquées le sont pour 4 personnes, en plat principal ; vous pourrez évidemment moduler en fonction du nombre de convives, ou si ce plat en accompagne d'autres.


 

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8 oeufs durs

250 g de tomates pelées

2 oignons doux

1 petit bâton de cannelle

1 cc d'ail

1 cc de gingembre

1 cc de piment en poudre

1 cc de cumin en poudre

1,5 cc de coriandre en poudre

1 cc de garam massala

30 g de ghee ou 2 cs d'huile

sel & poivre

Petites précisions sur les ingrédients :
Pour les tomates pelées, je vous conseille de les prendre en boîte ; mais si vous avez le courage, vous pouvez les faire vous-mêmes. Pour l'ail, optez plutôt pour l'ail frais que vous râperez ou passerez au presse-ail ; mais vous pouvez aussi utiliser de l'ail en poudre. Pour le gingembre, la poudre convient très bien, mais vous pouvez aussi râper du gingembre frais qui sera un peu plus fort. Pour le piment, voyez en fonction de vos goûts ou de ceux de vos invités : pour une vraie recette indienne, si vous y êtes habitués, choisissez du piment fort ( par exemple piment bec d'oiseau réduit en poudre ) ; sinon, le piment de Cayenne va très bien, même s'il est un nettement moins corsé ; je déconseille le « piment doux », puisque comme vous le savez c'est du paprika qui est vendu sous ce nom la plupart du temps et que vous n'aurez pas le piquant recherché... Enfin, l'idéal pour la matière grasse est le ghee, dont la saveur n'a pas d'équivalent ; à défaut, si vous utilisez de l'huile, optez pour une huile au goût neutre ( c'est-à-dire pas d'huile d'olive : arachide ou colza ) dans laquelle vous ajoutez soit un soupçon d'huile de sésame soit une noisette de beurre, pour approcher de la saveur du ghee.

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Faire cuire les oeufs durs et les  écaler. Egoutter les tomates et les hacher sommairement. Bien entendu, peler les oignons et les hacher aussi.

Un conseil : préparez vos épices avant de commencer, de façon à les avoir sous la main, car il faut faire relativement vite ; comme dans toute recette indienne, nous allons en effet les faire griller un instant avec l'oignon, de façon à ce que celui-ci soit légèrement confit dans les épices et que les arômes se dégagent ensuite lors de la cuisson.

Faire fondre le ghee et y faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils prennent une belle couleur dorée. Ajouter le bâton de cannelle et mélanger quelques secondes pour que l'arôme se répartisse sur les oignons. Ajouter ensuite l'ail, puis les épices : gingembre, piment, cumin, coriandre et garam massala. Laisser revenir à feu vif une trentaine de secondes en remuant pour bien enrober les oignons du mélange d'épices.

Il est temps de verser les tomates pelées et de les saler légèrement. Personnellement, je mets aussi un peu du jus des tomates, mais c'est à vous de voir si vous voulez au final une sauce plus ou moins épaisse. Faire cuire à feu vif environ 5 mn, jusqu'à ce que la sauce devienne plus consistante et qu'une bonne partie de l'eau se soit évaporée. Ajouter ensuite environ 3dl d'eau et déposer les oeufs durs écalés que vous laisserez entiers, mélanger délicatement et laisser cuire une dizaine de minutes couvert et à feu doux. Rajouter de l'eau en cours de cuisson si vous jugez que la sauce épaissit trop.

Les oeufs durs vont prendre une belle couleur d'épices. Servir avec du riz, de préférence bien entendu du basmati évidemment. Voilà, c'est tout bête et c'est rapide à réaliser. Le goût doux de l'oeuf se marie très bien avec le dégradé de saveurs que vous sentirez en bouche, depuis le cumin et la coriandre jusqu'à la petite pointe de piquant qui arrive à la fin... Un délice bon marché et extrêmement facile à réaliser !

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Une variante du sud de l'Inde consiste à remplacer l'eau par du lait de coco, ce qui est également excellent et apporte un côté doux et onctueux. La quantité dépend de la consistance de la sauce que vous voulez obtenir. Je déconseille cependant, dans les deux cas d'ailleurs, une sauce trop liquide pour un plat réellement indien.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 18:44

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Vous ne savez pas ce que vous pourriez cuisiner pour ce week-end. Envie de soleil et d'évasion ? J'ai ce qu'il vous faut ! Rouvrons les cuisines de Beyt Kaaper.
Voici une recette de curry très simple à réaliser, rapide et économique. Avec toute la magie des épices d'Orient.


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500g de viande hachée, agneau ou boeuf
100g de petits pois
250g de tomates pelées
1 oignon jaune
1 bâton de cannelle ( env. 3cm )
4 cardamomes vertes
2 cardamomes noires
1 feuille de laurier
1/4 de cc. de curcuma
1 cc. de piment en poudre
1 cc. de coriandre en poudre
1,5 cc. de cumin en poudre
30g de ghee
sel
un peu de coriandre fraîche ciselée
1 piment vert frais



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Peler et hacher l'oignon assez finement. Faire fondre le ghee, puis y faire dorer l'oignon. Ajouter la cannelle, les cardamomes vertes et noires préalablement fendues, ainsi que le laurier, et mélanger pendant environ 1mn. 

Ajouter le curcuma, le piment en poudre et le cumin, mélanger, puis mettre la viande hachée à revenir pendant 2 à 3 mn. Verser les tomates pelées égouttées, avec éventuellement un peu de jus, saler et laisser cuire à couvert pendant une dizaine de minutes ; la viande doit avoir absorbé le liquide. Ajouter alors les petits pois, et laisser cuire à nouveau 10mn.

Dans le même temps, laver le piment vert, l'ouvrir en deux et ôter le pédoncule ainsi que les graines ; hacher très finement la pulpe. Ciseler la coriandre fraîche.

Quand le curry est prêt, retirer la feuille de laurier et mettre la préparation dans un plat chaud en le parsemant de coriandre fraîche et de piment vert. Il est prêt à être dégusté, avec du riz ou des pains indiens.

Tout simple, non ?



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On peut remplacer la tomate pelée par du yaourt ; choisir dans ce cas-là du yogurt turc, qu'on trouve dans les épiceries orientales. Quant aux tomates pelées, inutile de se donner la peine de les préparer soi-même, une boîte ou bocal feront l'affaire.

Pour les allergiques au ghee, on peut le remplacer par 2 cs. d'huile, comme toujours une huile neutre au niveau du goût, colza par exemple ; mais on perd le petit goût spécifique du ghee.

Il faut toujours prendre la précaution de fendre un peu les cardamomes pour qu'elles dégagent bien leur arôme ; pas trop non plus pour ne pas que le contenu de la capsule se répande.

Concernant le piment, tout dépend de votre goût et de celui des convives. Si vous aimez les plats relevés, utilisez du piment de Cayenne, ou de la poudre de piments bec d'oiseau que tout amateur de cuisine orientale a toujours de côté. Si vous voulez un plat moins relevé, réduisez la quantité à 1/2 cc. Mais surtout n'utilisez pas le "piment doux", qui n'est autre que du paprika. Mieux vaut dans ce cas mettre un peu de gingembre en poudre. Pour le piment vert, vous pouvez aussi le mettre à part et laisser à chaque convive le soin d'en parsemer ou pas son assiette ; le piment vert est moins fort, mais certaines personnes le supportent mal.

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 13:42

Comme vous le verrez, je suis un gourmand, gourmand des saveurs du monde entier, ravi de voyager aussi par les papilles. Aujourd'hui, je vous propose une recette de mon invention, sur la base bien entendu des recettes traditionnelles de l'Inde ; elle a du succès auprès de mes amis et devraient plaire aux vôtres. Et franchement, ce n'est ni long, ni compliqué : l'idéal, non ?



casserolle.gifLes Ingrédients (pour 2 personnes) :

2 à 3 blancs de poulet selon leur grosseur
2 cs de ghee
2 oignons (je préfère les oignons jaunes, mais c'est à vous de voir)
2 cc de curry en poudre ou en pâte
1 cc de garam masala
1 cc de coriandre en poudre
1/4 cc de curcuma
1/2 cc à 1 cc de gingembre en poudre
1 cc de graines de cumin
5 à 6 capsules de cardamome
1 pointe de piment de cayenne en poudre
1 petite brique ou 1 boîte de lait de coco
2 à 3 cs de miel



Le ghee, appelé semna au Mashreq, est du beurre clarifié ; on le trouve aujourd'hui facilement dans les épiceries orientales ; contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'est pas nocif comme le beurre non clarifié. Il existe plusieurs sortes de curry, plus ou moins fort, c'est à vous de voir en fonction de vos goûts et de ceux de vos convives. Prudence avec le curcuma : il est là pour donner une belle couleur jaune, mais a un goût très amer, il faut donc l'utiliser avec parcimonie. Fendre les capsules de cardamome avant de les utiliser.

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Commençons par découper le poulet en gros cubes. Emincer les oignons, et les faire dorer dans le ghee qu'on aura fait fondre à feu vif. Une fois que les oignons sont dorés, ajouter les différentes épices en remuant. C'est un principe de la cuisine indienne de faire griller les épices au début ; il est conseillé de tout préparer à l'avance pour avoir tous les ingrédients à portée de main, car il faut aller assez vite, au risque de brûler les épices. Ensuite, ajouter les cubes de poulet et les saisir en remuant pour qu'ils s'imprègnent des épices. Quand la viande est bien saisie, verser le miel pour qu'elle se trouve confite avec les épices ; les arômes qui se dégagent sont déjà en eux-mêmes un délice. Il ne reste plus qu'à verser le lait de coco, saler et poivrer, et finir de cuire le mélange en baissant le feu. Le lait de coco doit un peu épaissir et prendre une belle couleur ambrée.


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Ce curry se déguste bien entendu avec du riz nature.


On peut aussi, faute de lait de coco, le remplacer par de la crème fraîche épaisse ; mais c'est plus calorique... et moins indien !

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  • : Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
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