Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
Voici les deux lettres que Louise Colet a envoyées à sa fille Henriette durant son voyage en Egypte et qu'elle reproduit dans son récit de voyage. Elles constituent un document intéressant sur l'esprit des voyageurs occidentaux de cette époque, ainsi que sur les conditions de voyage. Elles nous rendent aussi l'auteur plus proche, plus humain.
Portrait de Louise Colet et sa fille Henriette, par Adèle Grasset ( huile sur toile, 1842, musée Granet, Aix-en-Provence ).
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Notes :
1- Sous la plume d'une amoureuse de l'Italie, c'est un très beau compliment.
2- Il est très fréquent que les voyageurs d'autrefois utilisent le terme turc de bazar au lieu tu terme arabe de sûq ; l'Egypte est alors, ne l'oublions pas, sous domination ottomane et ils se trouvent donc le plus souvent en relation avec des Turcs, ou des chrétiens grecs ou arméniens d'influence ottomane.
3- Là encore, les Occidentaux d'alors adoptent le nom turc du couvre-chef ottoman qu'on appelle en Egypte tarbûsh.
4- Chibouk ( en turc " çubuk " , arabisé en " shubuq " ) : pipe turque à long tuyau.
La deuxième lettre est écrite à Louqsor le 31 octobre 1869 :
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