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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 08:00

Panorama du Caire avec la Citadelle au premier plan ( carte postale, datée 1928, éd. Zogolopoulo Frères au Caire, coll. Kaaper )

Le Caire, la ville sainte de l'Islam, nous apparaît avec ses minarets aériens pointant dans l'air comme les mâts d'une flotte. Groupe monumental et superbe qui semble planer dans l'éther. La citadelle et la mosquée de Méhémet-Ali avec ses deux minarets et sa coupole dominent toute la cité. " ( Chap. III, pp. 78-79 )

Nous retrouvons Louise Colet pour la deuxième partie de son récit de voyage, avec son premier séjour au Caire. Au lieu de l'habituelle navigation sur le canal de Mahmoudieh, puis l'un des bras du Delta, le voyage se fait en train, via Damanhour, Kafr-Faiat et Tentah. Le chemin de fer est à l'époque l'un des symboles de la modernité, et le Khédive ne manque donc pas de faire convoyer ses invités vers la capitale par ce moyen de transport. Comme à Alexandrie, Louise est dès l'abord charmée par la ville, comme le montre la citation ci-dessus au moment où le train arrive au Caire. Son premier séjour au Caire durera du 17 au 22 octobre 1869. Grâce à la voiture et au drogman mis à la disposition de chacun par Isma'il Pacha1, l'intrépide Française peut visiter la capitale égyptienne à sa guise, n'hésitant pas à se lancer dans une folle équipée vers la forêt des palmiers pétrifiés !



Arrivée au Caire, installation à l'Hôtel-Royal place de l'Esbekieh, puis promenade nocturne avec une Française vivant au Caire (17 octobre).  Promenade dans la ville et visite de la Citadelle, audience privée du Khédive Isma'il Pacha au palais de Kasr el-Nil, puis le soir réception officielle de l'ensemble des invités au palais (18 octobre). Visite des mosquées Touloum, Sultan Hassan et El-Azhar, des tombeaux des califes, de la mosquée d'Amrou dans le quartier du Vieux-Caire (19-20 octobre). Expédition périlleuse à la forêt des palmiers pétrifiés (soir du 20 octobre). Promenade de Choubrak (21 octobre). Embarquement à bord du Gyzeh pour la croisière sur le Nil (21 octobre à minuit).


Le marché aux ânes du Caire, près du barrage (carte postale, début du XXe s., éd. B. Livadas & Coutsicos au Caire, coll. Kaaper )

De la fenêtre de son hôtel, elle observe la place de l'Esbekieh, les équipages accompagnés de leurs Saïs, mais surtout est surprise, comme on peut l'être aujourd'hui encore, par les ânes en pleine ville :

" Les ânes se croisent encore plus nombreux que les voitures. Cet animal biblique est resté la monture aimée des Egyptiens ; depuis le baudet mal étrillé, au poil inculte, aux jambes rugueuses, au sabot poussiéreux que montent les pauvres paysans arabes avec leurs charges de fruits et de légumes, jusqu'aux ânons fringants au pelage lisse et soyeux, à l'oeil intelligent, aux petites oreilles fines dressées comme des cornes d'antilope, richement harnachés, préférés des fonctionnaires turcs et des Européens que leurs affaires obligent à se hâter à travers les rues étroites du Caire. Les femmes des harems, assises à califourchon sur ce docile animal toujours en honneur sur la terre des Pharaons, prennent plaisir à parcourir la ville et à se rendre aux bazars pour faire des emplettes. "  ( Chap. III p. 82 )


Femme égyptienne se déplaçant à dos d'âne ( Carte postale, début du XXe s., éd. Lehnert & Landrock au Caire, coll. Kaaper )

Elle n'est pas tendre, d'ailleurs, dans ses premières impressions, avec les femmes des harems :
" Accompagnées d'un ou de deux eunuques, elles se dandinent lourdement et grassement sur ces petits ânons élégants et sveltes ; couvertes de leur abbarah 2 en taffetas noir qui les enveloppe comme un domino3, le ventre en avant, on dirait de ces gros insectes nommés caffards, enfourchés sur des aiguilles. Le abbarah, entr'ouvert par devant, laisse apercevoir une jupe de soie rose ou jaune. Un fermoir d'or ou d'argent, en forme de tourniquet, relie et fixe à la racine du nez le voile, aussi en taffetas noir, à une petite pièce de même étoffe tendue sur le bas du visage. Elles ne laissent voir que leurs yeux généralement fort beaux ; leurs pieds s'épatent dans de larges babouches jaunes ou rouges. Celles qui marchent à travers les rues ont l'allure d'oies pantelantes dans un bourbier.
Les plus jeunes, les plus jolies et les plus riches se promènent dans des landaus4 ou dans des calèches où elles s'entassent au nombre de six. Leurs vêtements, au lieu d'être noirs, sont de couleurs éclatantes ; le rose est la nuance préférée de ces élégantes des harems. On les rencontre au soleil couchant dans les allées de Choubrah5, la promenade fashionable du Caire ; elles minaudent des yeux et de l'éventail comme les cocottes parisiennes à l'entour du lac. Deux eunuques, assis sur le siège, de chaque côté de l'arbadji (cocher) et deux autres, debout derrière la voiture comme des valets de bonne maison, veillent à ce que la coquetterie de ces dames n'ait pas de résultats effectifs. 
" ( Chap. III pp. 82-83 )


Elle note également un phénomène que reconnaîtront tous ceux qui sont allés en Egypte : La nuit me surprend à ma fenêtre. Nuit soudaine, sans la transition du crépuscule, on passe de la pourpre éclatante et de l'or en fusion du soleil couchant à la teinte d'opale d'un ciel étoilé. La lune se lève éclairant, de son orbe énorme, le ciel transparent. C'est aussi sans transition qu'à la chaleur dévorante du jour succède une fraîcheur subite qui vous pénètre par tous les pores. " (Chap. III p. 86 )


La place de l'Opéra au Caire, au coeur du quartier de style occidental aménagé sous l'impulsion du Khédive Isma'il ; l'Opéra, que l'on voit à l'arrière-plan à gauche, derrière la statue, a d'ailleurs été construit pour les fêtes de l'inauguration du canal de Suez et a vu la première représentation de l'Aïda de Verdi ( carte postale, début XXe s., éd. Livadas & Coutsicos au Caire, coll. Kaaper )

Critique, Louise Colet l'est tant vis-à-vis de l'occidentalisation architecturale du Caire menée par le Khédive, francophile qui a beaucoup admiré Paris...

" Vu à la lueur des astres et des fanaux qui éclairent ces ruelles étranglées, et des becs de gaz illuminant les rues plus larges, le Caire m'apparaît, ce soir-là, comme une ville en reconstruction. On y élève partout de grandes maisons, des théâtres, des usines à l'architecture européenne. On y perce en tous sens des places et des squares. La fièvre ruineuse des prétendus embellissements et assainissements de nos Haussmann a gagné le Caire. Je crois que pour la cité égyptienne elle ne produira que des résultats absolument négatifs. Les ruelles étroites et tortueuses tendues de velarium durant le jour étaient un refuge bienfaisant contre le soleil d'Afrique. Enlever au Caire la fraîcheur et l'ombre, c'est lui enlever la salubrité.
Comme art, les constructions ne sont que des bâtisses banales sans caractère. On laisse périr des chefs-d'oeuvre exquis et inimitables de l'architecture arabe, et on élève à grands frais ces monuments vulgaires.
" ( Chap. III pp. 88-89 )



Groupe de Turcs et d'Egyptiens vêtus à la mode occidentale, devant le temple de Philae ( détail d'une carte postale, début du XXe s., éd. G. K., coll. Kaaper )

... que de l'adoption par les Turcs du costume occidental : une attitude qui tranche, une fois de plus, avec la vision de la plupart de ses contemporains. Ne nous y trompons pas toutefois, son point de vue relève aussi de l'envie d'exotisme orientaliste, dont aucun Occidental aujourd'hui encore et même s'il est de bonne foi, ne peut se départir tant cela est ancré dans nos rapports avec l'Orient.

" Depuis le vice-roi jusqu'au plus simple effendi, tous étaient vêtus de la redingote en drap noir, serrée à la taille et flottant sur le pantalon. Costume bâtard, sans caractère, qui depuis les réformes du sultan Mahmoud6 a remplacé dans tous les pays musulmans l'ancienne splendeur des vêtements turcs. La coiffure est messeyante à l'égal de l'habillement. Le fez (tarbouche) de laine amarante au gland de soie d'un bleu sombre adhère disgrâcieusement comme la calotte de nos prêtres à ces têtes orientales, dont la plastique ressortait autrefois sous la blancheur des vastes turbans aux plis vaporeux au milieu desquels flamboyait une aigrette de pierreries. Désormais une assemblée d'hommes, soit en Egypte, en Turquie ou en Perse, offre un aspect aussi morne qu'une réunion de Français ou d'Anglais. La lourdeur du costume moderne des fils de Mahomet rendait, ce soir-là, moins insensible l'inélégance des habits noirs des Européens sur lesquels éclataient à l'envi les grands cordons de toute nuance, les crachats7 et les brochettes de croix. Toutes les femmes vêtues à la française avaient la plupart des toilettes défraîchies ; quelques-unes trop richement parées exagéraient les modes parisiennes. " ( Chap. III p. 123, lors de la réception chez le Khédive )

Elle préfère aux mondanités et au ton français des réceptions officielles les promenades seule dans la capitale égyptienne en compagnie de son drogman :
"Je sentis le lendemain (19 octobre) de cette soirée à la française chez le vice-roi une extrême lassitude d'esprit et le désir de me promener seule à travers le Caire. J'avais hâte de m'arracher à l'atmosphère banale des Philistins, où les choses puériles et mesquines usurpent l'importance des choses vraiment grandes. Il me fallait des émotions plus larges de l'art et de la nature.
Dès sept heures du matin, j'étais en voiture ; mon drogman Ali, placé sur le siège à côté de l'arbadji, lui ordonna de me conduire aux mosquées les plus célèbres
." ( Chap. VI p. 162 )
 


Panorama sur la ville du Caire depuis la Citadelle ( carte postale, années 1910, éd. C. Ballis au Caire, coll. Kaaper )

Et elle s'enthousiasme lors de ses visites pour les merveilles cairotes, comme par exemple pour la vue sur la ville et ses environs depuis la Citadelle du Caire :

" On a beau avoir à ses pieds les rocs bouleversés du Saut-du-Mamelouk attestant la vérité du récit historique8, l'épouvante de ce drame se dissipe sous l'éblouissement du panorama du Caire, qui se déroule soudain devant vous. On s'assied au bord du gouffre de peur du vertige, et alors, ravi, émerveillé, on ne songe plus qu'à fixer dans son souvenir  ce vaste tableau, l'un des plus splendides du monde. Sur la rive gauche du Nil, les trois pyramides de Gyseh, pesamment assises au penchant de la chaîne lybique, se détachent sur le fond d'or du ciel incandescent. Le grand fleuve, se déployant majestueux, s'avance lentement vers la ville sainte ; il entoure de ses bras lumineux l'île verte de Rondah, où des villas se groupent à l'ombre ; puis il côtoie le vieux Caire et le faubourg de Boulak ; il contourne enfin une partie de l'immense cité qui se dresse en nettes saillies au pied de la citadelle. Les massives coupoles des mosquées et les minarets aériens surgissent innombrables, découpant dans le vif azur la blancheur de leurs marbres ouvragés. (...) Puis les bosquets de palmiers s'alternent avec les habitations, sur les deux rives du fleuve, dépliant dans l'éther leurs éventails verts gigantesques.  Et, comme un cadre incommensurable à la cité radieuse, au fleuve fécond, à la végétation exubérante, le désert morne et aride qui semble fumer sous l'embrasement du soleil. C'est d'un effet foudroyant et sublime. On se sent comme perdu au sein de cette nature écrasante." ( Chap. III pp. 100-101 )

Nous ne pourrions terminer sur ce séjour au Caire sans un extrait de l'escapade à la forêt des palmiers pétrifiés, que je vous recommande de lire en intégralité tant l'épisode est savoureux. On y voit tout l'esprit aventureux de Louise. Après avoir visité le matin la nécropole mamlûk, elle souhaite se rendre à la fameuse forêt, située dans le désert ; mais son cocher lui rétorque qu'il faut pour cela une voiture à quatre chevaux et qu'il refuse de s'y aventurer. Elle insiste tant que son drogman finit par céder et lui promet de trouver la voiture pour 14h. Malgré les contretemps et les difficultés, Louise ne renonce pas.
"Enfin à quatre heures et demie, l'attelage arrive. Mais un nouvel obstacle se produit : le cocher, un jeune Nubien aux traits superbes (...), déclare qu'il y a péril si près de la nuit à s'engager dans le désert où errent les Bédouins vagabonds, voleurs, assassins. J'objecte qu'il n'y a pas de nuit par cette pleine lune qui se lève (...). Ali parlemente ; un second drogman armé s'offre à nous accompagner. L'arbadji, rassuré, se décide à partir, et, poussant des exclamations gutturales, il fouette ses quatre chevaux flanqués de deux saïs vigoureux. Me voilà lancée à l'aventure sous la garde de cinq Arabes qui me sont inconnus. J'aime ces hasards qui remuent, ces émotions par lesquelles on se sent vivre." (Chap. VII pp. 180-181 )
Je vous laisse le soin de découvrir la suite du récit mouvementé de cette équipée nocturne, dont elle ne reviendra qu'à 21h...

Malheureusement, elle ne fait pas le récit de son second séjour au Caire, dont elle nous dit simplement dans une des notes du chapitre VII qu'il dura 3 mois : elle resta donc bien au-delà de l'inauguration officielle du canal de Suez, qui eut lieu le 17 novembre 1859, soit jusqu'en janvier 1860.




Notes :

1- Voir au sujet d'Isma'il Pacha les articles qui lui ont été consacrés dans les Horizons, l'un sur sa
biographie, l'autre sur l'influence française au Caire sous son règne.
2- Nous verrons dans un prochain article les éléments du costume des Egyptiennes d'autrefois. L'abbarah était une grande pièce d'étoffe dans laquelle les femmes se drapaient pour sortir.
3- Sorte de robe à capuche portée autrefois par les femmes occidentales lors des bals masqués et du carnaval.
4- Le landau est une voiture ouverte à quatre roues tirée par deux ou quatre chevaux, disposant de quatre places face à face et deux strapontins, à capote double. Il était au XIXe s. un véhicule de luxe.
5- Shubra se trouve au nord de la gare Ramsès ; c'est Mohammed 'Ali qui a fait aménager cette promenade pour donner accès à un petit palais qu'il a fait construire ; comme le dit Louise, c'était le lieu à la mode où se montrer au Caire.
6- Le sultan ottoman Mahmûd II ( sultan de 1808 à 1839 ).
7- Terme familier et quelque peu péjoratif désignant une plaque ou un insigne des grades supérieurs des ordres de chevalerie.
8- Mohammed 'Ali fit venir les principaux Mamlûk dans la Citadelle du Caire en 1811 et ordonna de tous les massacrer ; selon la tradition, d'ailleurs rapportée plus haut par Louise dans son récit, seul un bey parvint à s'échapper en lançant son cheval par-dessus la muraille au lieu surnommé depuis le " Saut du Mamelouk ".

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Published by Kaaper Nefredkheperou - dans Voyages en Egypte
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commentaires

Fille du Midi 07/11/2010 20:33


A cette époque, voyager était une véritable aventure !


Kaaper Nefredkheperou 08/11/2010 09:00



On trouve parfois que voyager aujourd'hui en Egypte est une aventure, mais en effet ce n'est rien à côté de ce qu'on connu les voyageurs d'alors. En particulier les aggressions de moustiques, les
dangers dans certaines zones éloignées, la faune sauvage qui existait encore. Louise a d'ailleurs mal supporté les rigueurs du climat en Haute-Egypte, que pourtant elle a adoré à bien des égards.
Et encore voyageait-elle dans des conditions relativement privilégiées, en tant qu'invitée du khédive... Mais au moins elle n'a pas fait demi-tour à la première occasion, contrairement à certains
messieurs qui se sont empressés de regagner le Caire à peine arrivés en Moyenne-Egypte.


Amitiés, et à bientôt, Kaaper



Taidh 14/10/2009 12:22


;o) Je ne vais pas m'en plaindre, bien au contraire. Qui se ressemble, s'assemble.

J'espère que tu trouveras des informations sur cette forêt de momies d'arbres.

Amitiés,
Taidh


Taidh 06/10/2009 22:18


Merci pour ces précisions. Cette "forêt" devait être belle. J'aime les fossiles et dans la Schwächen Alb (qui n'est rien d'eau que du fond marin soulevé) on trouve souvent des fragments de plantes
et d'animaux fossilisés. L'idée de trouver des palmiers, plus ou moins complets me fait rêver.

Concernant l'opéra, c'est une question piège très appréciée et tu n'es certainement pas le seul à avoir cru qu'Aida fut représenté lors des festivités ;o)

Bonne soirée,
Taidh


Kaaper Nefredkheperou 14/10/2009 10:38



Décidément, nous en avons des points communs : moi aussi j'aime les fossiles  On en trouve beaucoup ici. Je vais
essayer de trouver d'autres informations sur cette "forêt des palmiers pétrifiés" qui bien entendu éveille ma curiosité.


Bonne journée,


Kaaper


 



Taidh 28/09/2009 15:44


Merci beaucoup, tu as bien choisi les extraits.

Qu'est-ce que cette fameuse forêt dont il est question ? le nom m'a rendue curieuse.

Je précise que bien qu'il était prévu de jouer "Aida" dans cet opéra, il n'en fut rien. Le librettiste fut retardé à Paris par la Commune et la pièce ne pu être fini à temps. c'est donc "Rigoletto"
qu'on joua pour l'inauguration du canal de Suez.

Taidh, une lectrice contentée ;o)


Kaaper Nefredkheperou 05/10/2009 01:11



Heureux que les extraits t'aient plu, je crois qu'ils faisaient partie des incontournables et permettaient de montrer les différents aspects de son regard sur l'Egypte, et en quoi il est
différent de celui des voyageurs masculins ; sans compter qu'ils éclairent la personnalité de Louise.
La forêt des palmiers pétrifiés était une curiosité située à peu de distance du Caire, apparemment des spécimens fossilisés. Elle précise dans le récit de son excursion que déjà quand elle les
voit, une partie en a disparu, car les voyageurs qui s'y rendaient en emportaient des fragments.
Tu vois, tu m'apprends quelque chose ; j'ai toujours été persuadé qu'Aïda avait été joué à l'Opéra du Caire pour ces célébrations. Merci pour l'information. ;)


Kaaper, un scribe ravi ;)



Tifet 28/09/2009 09:47


Merci Kaaper pour la suite de Louise, elle était vraiment en avance sur son époque mais en même temps avait des idées bien "arrêtées" sur certains sujets, comme le démontre l'extrait sur les femmes
des harems; A bientôt ! Tifet


Kaaper Nefredkheperou 05/10/2009 01:05


'afwan. En effet, il y a des contrastes chez Louise, et certaines formes d'excès dans certaines prises de position (son athéisme fervent, par exemple, l'empêche de comprendre certains aspects de la
culture musulmane, ses opinions politiques faussent parfois son approche de la société égyptienne, etc.). Concenant les femmes des harems, elle nuancera visiblement son opinion quand, de retour au
Caire, elle fera la connaissance de princesses égyptiennes de la famille du Khédive qui l'introduiront dans les harems de la haute société cairote ; mais malheureusement c'est une expérience qui
n'est pas racontée dans son livre.
A bientôt,
Kaaper


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  • : Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
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