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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 06:55

Philae a été l'un des moments forts de mon voyage, pour plusieurs raisons : d'abord parce que c'est un des lieux qui sont ancrés dans ma mémoire depuis l'enfance, depuis que je m'intéresse à l'Egypte pharaonique, et que je n'aurais jamais cru avoir la chance d'y aller un jour ; ensuite, parce que je suis très attaché à la figure d'Isis, dont le culte est celui qui a résisté le plus longtemps au christianisme - ce temple a été en activité jusqu'au VIe s. de notre ère ! - ; ensuite, pour la beauté des lieux, à la fois sur le plan architectural et au niveau du paysage.

 

 

 

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  Vue d'ensemble du temple d'Isis.

 

 

 

Nous quittons Aswan en bateau pour gagner Philae, au matin, une courte traversée au cours de laquelle on découvre les splendeurs nubiennes sous un angle nouveau ; là encore, un déluge de couleurs magnifiques et de contrastes qu'il est difficile de décrire et que les photographies ne rendent que très mal. Arrivés au débarcadère de l'île, je me sens pris d'une intense émotion : je vais découvrir de mes yeux le temple de Philae ! La cour qui précède le pylône du temple est splendide ; aussitôt, mon regard est attiré par les chapiteaux des portiques : ils sont d'une extraordinaire richesse et d'une variété qui montre le génie de l'art égyptien, même tardif ; il y a une unité visuelle de l'ensemble et une diversité dans les détails, ce qui représente le raffinement suprême.

 

 

 

 

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  Les extraordinaires chapiteaux de la colonnade...

 

 

 

Le temple, qui a comme vous le savez été déplacé, a été aussi superbement restauré. La visite est fascinante, chaque détail un véritable plaisir. Bien entendu, une visite en groupe est toujours un peu frustrante, car on n'a jamais assez de temps. Cependant, nous avons eu de la chance : Amr, notre guide, s'est quand même débrouillé pour nous laisser le maximum de temps possible pour flâner seuls ; j'en profite pour discuter un peu avec lui, puis je me hâte de m'éloigner du groupe - vous allez dire que c'est une manie. La foule est dense dans le temple ; j'en privilégie donc les extérieurs et les abords. Je veux pouvoir m'imprégner du lieu, graver cette rencontre dans ma mémoire, et, qui sait, sentir la présence bienfaitrice d'Isis... Au passage, je rencontre un petit Bès sculpté que j'immortalise aussitôt. Puis je me dirige vers le fameux kiosque de Trajan, d'une grande beauté ; ici comme sur d'autres sites d'Egypte, Rome, d'habitude si fière d'imposer ses modèles, se plie aux traditions égyptiennes, comme la Grèce hellénistique avant elle... La romanité y est discrète, et le génie égyptien sauf : là encore, les chapiteaux sont remarquables et je passe beaucoup de temps à les détailler.

 

 

egypte-frd--91-.JPGLe kiosque de Trajan

 

 

 

 

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Détail d'un des chapiteaux du kiosque.

 

 

Plus anecdotique, je retrouve ma mère près d'un énorme plant de basilic, plus gros que tous ceux que j'avais jamais vus. Comme un clin d'oeil du pays natal, et une passerelle invisible. Et puis il est temps de rejoindre le bateau ; comme à mon habitude j'ai traîné et le " troupeau "  râle car il ne veut surtout pas manquer la fabrique de parfum... Retour brutal aux réalités occidentales et contemporaines. Tandis que le bateau s'éloigne, je garde le plus longtemps possible les yeux sur Philae. Je viens de vivre un grand moment, je suis heureux ; encore un rêve qui vient de se réaliser...

 

 

 

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Le paysage autour du temple.

 

 

Le seul reproche que je ferais sur ce site, ce sont les sièges maçonnés installés pour que les touristes puissent assister au son et lumières ; certes, on s'est efforcé de les faire discrets, un peu à l'écart du temple, mais c'est quand même dommage. Bon, je sais, je ne suis guère objectif car je ne suis pas très "Son et lumières", je n'en ai vu aucun en Egypte... 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 07:07

Autre temps fort du séjour en Egypte : la découverte d'Aswan. Avec Le Caire, j'avais découvert la grande ville d'Orient dont je rêvais, dans un jeu de séduction comme seule cette région du monde sait en réserver. Mais avec Aswan, c'est un brutal coup de foudre...

 

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Après la troublante traversée du désert en convoi, arrivée sur ce site extraordinaire où se niche la ville nubienne - je serais tenté de dire : la perle nubienne. Le paysage est grandiose, sublime, avec des contrastes de couleurs que les mots peuvent difficilement décrire : des sables que le soleil fait changer de couleur au fil des heures, des roches aux tons dégradés, le bleu pâle du ciel et le bleu intense du fleuve, les verts de la végétation accrochée aux rives du Nil ou s'épanouissant sur les îles, les granites qui formaient autrefois la cataracte et dont les contours étranges ont donné son nom à l'île Eléphantine, les voiles blanches des felouques, les façades colorées des maisons nubiennes... Vous avez en tête les photos d'Aswan prises par des photographes de talent ? Eh bien c'est 1000 fois plus beau encore !

 

 

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La partie de l'hôtel dans laquelle nous sommes logés ; nous allons y découvrir une vue magnifique...

 

 

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Vue sur la rive ouest du Nil par le balcon de ma chambre, tandis que le soir tombe - il tombe très vite, un flamboyement formidable, puis l'obscurité...

 

 

 

egypte-frd--77-.JPG...au loin, surplombant la rive occidentale du haut de son promontoire, le mausolée de l'Aga Khan, toujours le premier soir depuis le balcon de ma chambre.

 


Nous étions logés dans un hôtel qui avait le charme d'être sur une île et qu'il fallait rejoindre par une navette fluviale ; de petits bâtiments répartis dans un vaste jardin, chaque chambre disposant d'un balcon ;  et, du balcon de ma chambre, je pouvais voir au-delà des jardins les hauteurs de la rive ouest et, au loin, la coupole majestueuse du tombeau de l'Aga Khan. Rien ne fut aussi excellent que de fumer tranquillement une cigarette, assis sur cette terrasse à contempler le soleil couchant. J'ai peu dormi cette nuit-là, absorbé que j'étais par la magie du lieu. C'est un lieu unique, un endroit comme on en rêve pour venir couler des jours paisibles, en toute sérénité ; un de ces lieux où on prend toute la mesure du mot "éternité". Je me suis même fait la réflexion que ce serait un endroit où se retirer un jour, pour quelque temps ou pour toujours. Un des plus beaux endroits que je connaisse, qui inspire la paix de l'âme et la contemplation.

 

 

Pas étonnant qu'à quelque distance de là, dans les sables de la rive ouest, les moines coptes aient installé le fabuleux monastère St Siméon ; on comprend dans des endroits comme celui-ci pourquoi le monachisme est né en Egypte ; j'aime la beauté sauvage des paysages dans lesquels se nichent nos monastères provençaux, comme Le Thoronet ou les chartreuses de Montrieux et de La Verne... Mais leurs déserts, si chers soient-ils à mon coeur de Varois, ont moins de majesté que celui d'Aswan... 

 

 

La ville elle-même, je ne fais que l'effleurer, faute de temps ; j'aimerais avoir un jour, qui sait, le temps de la découvrir. Je n'en connais guère que la corniche longeant le Nil et les quelques rues menant au soukh. C'est au soukh d'Aswan, selon moi l'un des plus charmants d'Egypte, que je me lance dans mes premiers achats seul...

 

 

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Extraordinaire coucher de soleil, ici en quittant Aswan...

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 07:28

Abu Simbel est une petite localité en plein désert, quelques maisons de style nubien, d'autres sans style. Pas le temps d'ailleurs de la visiter, déjà il faut rejoindre les bus qui doivent former le convoi en direction d'Aswan. Car en Egypte, beaucoup de déplacements pour les étrangers se font en convois accompagnés par la police et les militaires ; ça impressionne un peu au début, mais on s'y fait. L'attente est assez longue ; il faut attendre que les autres groupes de touristes aient fini leur visite, mais aussi le bon vouloir de l'escorte...

 

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Enfin le convoi se met en marche, une route unique qui court à travers le désert nubien, avec un poste militaire de temps à autre. Il faut compter un peu plus de trois heures pour rejoindre Aswan. La plupart de mes compagnons de voyage s'endorment. Mais moi, je ne peux pas fermer les yeux quand un tel spectacle s'offre à moi : le désert, que je vois pour la première fois, ce désert qui m'a toujours fasciné et que je voulais voir un jour ; encore un rêve qui se réalise, mais hélas derrière les vitres d'un bus... Comme j'aimerais me promener dans ces étendues de sable et de pierre qui provoquent un mélange indéfinissable de crainte et d'attirance. Le désert est loin d'être monotone, il est changeant ; parfois des dunes, du sable à perte de vue, parfois de petits monticules de roche aux couleurs incroyables qui résistent à l'érosion. Des collines, isolées ou groupées, beaucoup de forme pyramidale : l'origine de cette forme architecturale ? Les couleurs sont somptueuses, elles déclinent tous les tons de sable, les ocres, les rouges, les bruns, avec ce ciel d'un bleu profond et cette lumière qui sature le tout. Parfois un mirage, une étendue d'eau fictive qui danse au milieu de nulle part... Je suis sous le charme, la rencontre est intense. On comprend que les premiers moines soient apparus ici, dans les déserts d'Egypte ; ces lieux sont comme habités d'une force surnaturelle, une atmosphère qui pousse à l'exaltation des beautés de ce monde dans un milieu pourtant hostile à la vie... C'est aussi un aspect essentiel de la civilisation égyptienne qui apparaît au fil des réflexions silencieuses - car à contempler un tel spectacle, on descend en soi en quelque sorte.

 

 

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Un incident vient nous distraire. Le bus fait parfois des bruits étranges. La climatisation a des ratés, la chaleur à l'intérieur est par moment suffocante. Comme nous sommes avec les gens les plus sympathiques et les moins conventionnels du groupe  - on se demande pourquoi nous avons laissé les autres se précipiter dans les premiers véhicules... - , les plaisanteries fusent et c'est une hilarité générale. Nous nous imaginons déjà en panne au milieu de ce désert ; une amie et moi trouvons cette perspective exaltante, au moins nous pourrions descendre... Mais le véhicule poursuit sa route, le chauffeur est confiant. Mafeesh moshkela ! Pas de problème !

 

 

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Le lac Nasser, avec au loin les montagnes désertiques...

 

Je passerai sous silence la visite du barrage d'Aswan, qui m'a peu intéressé, je dois l'avouer, et dont je n'ai rien retenu de particulier. Le lac Nasser est d'une grande beauté, mais on ne peux m'empêcher de penser au sacrifice que la construction du barrage a représenté pour les Nubiens. Au passage, nous avons aperçu le termple de Kalabsha, que je devrai pour cette fois me contenter de voir de loin...

 

 

 

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Au loin, le temple de Kalabsha, précédé de son kiosque...

 

Et puis bientôt l'arrivée sur Aswan, et le second coup de foudre du voyage...

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:02

Parmi les voyageurs qui ont fait une longue traversée pour se rendre en Egypte autrefois, on trouve l'histoire d'une certaine Etheria1, au IVe s. , qui a laissé un récit : "Peregrinatio - Itinerarium Aetheriae", parfois appelé en français "Voyage de la Vierge Etherie". Ce récit, sans doute le plus ancien, nous est connu par un manuscrit en latin du XIe s. (Bibliothèque d'Arezzo, ms. 405) redécouvert en Italie en 1884 et publié en 1887. De plus, le moine espagnol Valerio de Bierzo, qui évoque ce texte, a dressé au VIIe s. une carte de ce périple. Le texte conservé est hélas incomplet

 

 

Mais qui est Etheria ? A vrai dire on l'ignore. Ses origines sont controversées, certains affirmant qu'elle est de souche gauloise ; mais il semblerait plutôt que notre voyageuse soit issue d'une famille patricienne romaine du nord-est de l'Espagne. D'après Valerio de Bierzo, elle serait une moniale, et certaines expressions dans le récit lui-même laissent à penser qu'elle était en effet religieuse, peut-être même supérieure d'un couvent. Rappelons cependant que la fin du IVe s. marque les tous débuts du monachisme en Occident.

 

 

 

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 L'Egypte byzantine et ses monastères :

en rose, les monastères visités par Etheria.

 

 

 

Toujours est-il qu'Etheria se rend en Orient pour y rencontrer les communautés monastiques. N'oublions pas que le monachisme est né dans les déserts d'Egypte et que c'est à partir de là qu'il a rayonné en Orient puis en Occident. Pour cette moniale, c'est donc également en quelque sorte un retour aux sources en plus d'un pélerinage en Terre Sainte. Elle gagne d'abord Constantinople, puis poursuit par Jérusalem, où elle arrive en 381 ; par l'intermédiaire de l'évêque Cyrille de Jérusalem, elle rencontre les communautés monastiques de la ville, dont elle note les pratiques, et se lie d'amitié avec Mélanie l'Ancienne et Rufin d'Aquilée.

 

 

 

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Vestiges des Kellia de Nitrie.

 

 

 

C'est en 382 qu'elle quitte Jérusalem pour gagner l'Egypte via la Palestine. Elle se rend d'abord à Alexandrie, où vit de longue date une importante communauté chrétienne, puis gagne sans tarder les communautés de Nitrie, à une quarantaine de kilomètres d'Alexandrie. La Nitrie est cette région où les anciens Egyptiens extrayaient le natron destiné à la momification. Le premier à s'y installer fut un certain Amun (ou Amman), disciple d'Antoine de Thèbes, qui y fonda vers 330 ce qu'on appelle les " Kellia ", cellules individuelles dans lesquelles vivaient les moines dans la solitude du désert. Etheria a-t-elle eu l'occasion de rencontrer le fondateur ? Le texte ne le dit pas. Puis elle se rend au Wadi Natrun (appelé en latin " Vallis Nitria ", ou encore " désert de Skété " pour les Grecs), situé environ 50km plus au sud, où Macaire le Grand s'est retiré de 335 à 390 et a fondé le premier véritable monastère de cette zone, appelé monastère de st Macaire ou Deir Abu Maqâr ; elle y rencontre Macaire, mais aussi Evagre le Pontique, respecté pour sa vie ascétique et ses écrits.  Puis elle descend vers le sud pour visiter les monastères de Phbôou (près de Dishna) et Tabennesi (près de Denderah), fondés par Pacôme dans les années 330-340 au nord de Thèbes (Louqsor). A Thèbes, elle voit les colosses de Memnon, qu'elle prend pour les statues de Moïse et d'Aaron !  Elle remonte ensuite en direction du Sinaï, visite bien entendu le monastère de Sainte-Catherine, dont elle fait une intéressante description, puis remonte vers la Palestine en suivant les étapes supposées de l'Exode.

 

 

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Saint Macaire le Grand (en arabe Anba Maqâr el-Kebîr),

fondateur du monastère qui porte son nom.

 

 

Son périple s'achève par la traversée de la Césarée Maritime (l'actuelle Syrie) et le retour à Constantinople, où s'achève le récit. On imagine aisément l'aventure qu'a dû être un tel périple à cette époque !

 

 

 

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Saint Pacôme (Anba Bâkhûmyûs),

avec l'inscription en arabe : al-Anbâ Bâkhûmyûs.

 

Le récit d'Etheria nous fait découvrir les premières communautés monastiques d'Egypte et des grandes figures de ce mouvement, que nous aurons l'occasion de rencontrer dans des articles ultérieurs de nos Horizons coptes.

 



1- Dite aussi Egeria (francisé en " Egérie " ). 

 

 

Liens :

 

- le  texte original en latin, avec ses deux parties. Le voyage en Egypte est évoqué dans la première partie.

- une traduction en anglais datant de 1919.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:36

Nous quittons Le Caire très tôt le matin pour prendre l'avion en direction d'Abu Simbel. Je suis un peu triste de quitter la capitale égyptienne, mais puisque je me suis juré d'y revenir, c'est malgré tout enthousiaste que j'embarque pour la Haute Egypte. Un voyage est ainsi fait, de rencontres et d'au revoir... Le vol intérieur est court, il permet de découvrir du ciel la vallée du Nil qui se glisse comme un grand serpent bleu et vert entre les collines de l'immense désert ; un spectacle à lui seul inoubliable.

  

L'arrivée sur Abu Simbel est éblouissante. Aquatique et minéral se mêlent, dans la pâleur du matin, et on se demande sincèrement où l'avion va bien pouvoir atterrir... Enfin nous y sommes. Je suis impatient de partir à la découverte de ce lieu qui me fait rêver depuis l'enfance. Comme nous sommes arrivés très tôt sur le site, il n'y a pas encore grand monde, ce qui va nous permettre de visiter les temples dans de bonnes conditions. A ce niveau, le programme est très bien conçu.

 

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Le grand temple, au petit matin, alors que la foule n'a pas encore envahi le site...

 

On aborde le site par l'arrière ; il faut contourner la colline dans laquelle est aménagé le grand temple de Ramsès, ce qui ménage encore l'effet de surprise. Et là, quand on arrive enfin devant la façade monumentale, c'est un véritable choc, une réelle émotion. Il est là, magnifique, grandiose, il n'y a pas de mot assez fort pour rendre la sensation qu'on a à l'instant où on pose les yeux sur le temple pour la première fois - décidément, les mots manquent souvent pour décrire précisément l'impression que font les monuments égyptiens !

 

 

 

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Les colosses de la façade du temple d'Hathor...

 

 

 

Nous commençons la visite par le temple d'Hathor, puisque tout le monde se précipite d'abord vers le grand temple. Ainsi, nous pouvons éviter la bousculade et visiter tranquillement. La façade est magnifique, avec ses colosses représentant le roi et la reine. A l'intérieur, des reliefs tous plus magnifiques les uns que les autres, les chapiteaux hathoriques... On oublie totalement que l'ensemble a été découpé et remonté à cet endroit. Hélas, il est difficile d'y réussir des photos et je n'en ai guère à vous proposer...

 

 

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La reine faisant une offrande à Anouket...

 

 

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Les captifs entravés à l'entrée du grand temple...

 

 

 

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Rê-Horakhty surmontant l'entrée du grand temple...

 

 


Nous visitons ensuite le grand temple, avec son impressionnante façade ornée des quatre colosses de Ramsès. De chaque côté de l'entrée, les frises représentant les prisonniers de guerre enchaînés, et au-dessus, la statue du dieu solaire Rê-Horakhty. La première salle est une vraie merveille, avec ses piliers osiriaques imposants aux yeux encore rehaussés de khôl ; le plafond a conservé lui-même une partie de son décor polychrome. Tout au fond du spéos, la fameuse niche dans laquelle Ramsès figure aux côtés de Ptah, Amon-Rê et Rê-Horakhty. Et des salles latérales étroites, au plafond bas, dans lesquelles je m'engouffre en oubliant que je suis claustrophobe. Partout, ces reliefs que je ne connais qu'à travers les livres et que je dévore littéralement des yeux. Comme nous sommes encore peu nombreux sur le site, je peux me régaler en m'imprégnant des lieux, goûter cette rencontre inoubliable.

 

 

 

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L'un des piliers osiriaques de la grande salle...

 

 

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Le plafond au décor polychrome...

 

 

 

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Tout au fond du spéos, les quatre dieux ; de gauche à droite : Ptah, qui reste toujours dans l'ombre, Amon-Rê, Ramsès divinisé et Rê-Horakhty...

 

C'est avec des rêves plein les yeux, et après avoir négocié ma première gallabeya, que je regagne le bus qui va se joindre au convoi pour traverser le désert en direction d'Aswan, où m'attend l'un des plus grands coups de coeur du voyage...

 

 


Un court diaporama que j'avais réalisé à mon retour et que je m'efforcerai d'améliorer ultérieurement. Sur une musique égyptienne, bien entendu.

 


 

 



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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 07:00

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Parmi les incontournables du Caire, il y a bien entendu le Musée Egyptien. Y sont réunies les oeuvres majeures, celles qu'on a l'habitude de voir dans les livres et qu'on rêve de voir " en vrai ". Le musée lui-même est un plaisir, avec son charme désuet. C'est un grand moment que cette visite, que l'on fait souvent au pas de course lors de voyages organisés, ce qui est un peu frustrant, il faut bien l'avouer. Mais comme tous les grands musées, il nécessiterait beaucoup de temps pour en goûter tous les joyaux.


 

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Devant l'entrée du musée, c'est une véritable cohue qui attend le visiteur. Il faut passer un poste de contrôle, comme sur tous les grands sites égyptiens, contrainte mineure si on considère les impératifs de sécurité. Passé le poste de contrôle, on entre dans la cour où se trouvent quelques sculptures présentées en plein air et, sur l'un des côtés, le monument dédié à Auguste Mariette, le célèbre archéologue français envers lequel les Egyptiens ont un vrai respect. 

 

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A l'intérieur, le musée est encore conçu comme ceux du XIXe s., avec un amoncellement de merveilles qui ne ressemble plus à un musée au sens où on l'entend aujourd'hui. Mais ce caractère désuet lui-même participe à la magie de cette visite. Toujours est-il qu'on ne sait plus, le plus souvent, où donner de la tête tant il y a à voir. Je cours d'ailleurs dans tous les sens dès que notre guide nous accorde un temps libre, manquant de perdre mes compagnons de visite...

 

 

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Si j'avais des conseils à donner pour la visite de ce musée, ce serait de prévoir suffisamment de temps, car il y a énormément de choses à voir ; le second conseil serait de bien préparer sa visite en répérant, dans un livre ou autre, les oeuvres qu'on a envie de voir en priorité et leur emplacement dans le musée. Les oeuvres sont pour l'essentiel regroupées par périodes et par thèmes. Nous reparlerons à l'occasion de certaines oeuvres de ce musée, mais j'ai été particulièrement ému de voir entre autres la célèbre palette de Narmer, la statue de bois de Kaaper bien entendu, les statues monumentales d'Akhenaton, le mobilier funéraire de Toutankhamon bien sûr, ou encore les portraits du Fayoum et la salle des papyrus. Pour voir la salle renfermant les momies royales, il faut payer un supplément de quelques livres égyptiennes, mais surtout faire la queue. Comme il est quasiment impossible de tout voir en une fois, il faut obligatoirement faire des choix et nous manquons hélas de temps.

 

 

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A la sortie du musée, il y a une librairie dans laquelle l'essentiel des ouvrages est en anglais. Les prix sont assez élevés. Il vaut mieux, si on dispose d'assez de temps, se rendre dans des librairies cairotes vendant des ouvrages francophones. Enfin, la boutique du musée est le royaume du kitsch ; elle ne vaut guère le détour que pour s'amuser un peu, entre les sarcophages de Toutankhamon en plastique et les statuettes en résine de qualité à vrai dire assez médiocre...

 


J'ai eu à l'époque la chance de pouvoir faire quelques photos à l'intérieur du musée, qui m'ont servi à illustrer cet article.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:04

Après la visite des Pyramides, la magie de la rencontre avec le non moins célèbre Sphinx. Lui est à la hauteur de l'idée qu'on s'en fait, même si là encore les premières maisons de Gizeh sont vraiment très proches. Je prèfère vous donner des impressions en images plutôt que de me lancer dans de longs discours.


 

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On accède au plus monumental des sphinx égyptiens par l'ancien temple et un étroit passage. Ce qu'on ne voit en général pas sur les photos, c'est que le Sphinx a été taillé dans le socle rocheux avant d'être recouvert par un parement régulier. Il est majestueux, magnifique, imposant. Cette rencontre-là est une vive émotion. Approcher de si près un tel monument...

 

 

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Comme à mon habitude, je reste en marge du groupe, qui grelotte car la pluie commence à redoubler. Et je savoure le moment... Je me délecte du moindre détail. Jusqu'à ce qu'arrive un autre groupe, plus nombreux, qui en quelques secondes envahit le site et brise la magie de l'instant ; il est temps de partir. Nous repartons quand même avec un incroyable souvenir, avec déjà en tête la perspective des autres rencontres à venir avec les incontournables du patrimoine pharaonique.

 

 

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Le Sphinx vu de dos : on distingue bien la masse taillée dans le socle rocheux et le parement de pierre de taille. Toutes proches, les maisons de Gizeh. 

 

 

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Le socle rocheux dans lequel le Sphinx a été taillé. 

 

 

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Le Sphinx vu de côté, avec au premier plan la terrasse aménagée pour les visiteurs.


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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 07:47

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Le jour où nous sommes allés voir les pyramides de Gizeh, en janvier 2004, il faisait gris et relativement froid ; il est même tombé quelques gouttes, car il peut aussi pleuvoir en Egypte. De ce fait, la rencontre fut bien éloignée des clichés habituels, et je ne le regrette malgré tout pas : c'est une autre vision.


Ce qu'on ne voit que rarement sur les photos du site, c'est que la ville de Gizeh arrive pratiquement au pied des pyramides. On pourrait habituellement penser qu'elles sont en plein désert, vu l'angle sous lequel sont prises nombre de photos, et ce n'est pas le cas. Le convoi contourne les pyramides, on s'attend à la grande émotion, cette rencontre dont on a toujours rêvé depuis l'enfance... Et là, dès qu'on descend du bus, un mélange de petite déception et d'exaltation. D'exaltation, parce qu'on est quand même au pied de monuments exceptionnels. De petite déception, parce que cela est un peu éloigné de ce qu'on avait pu imaginer. Entre autres éléments perturbateurs, en dehors de l'inévitable foule de touristes, le discutable musée de la Barque, au pied de la Grande Pyramide ; une masse de béton posée là, qui à mon sens heurte le regard - avis très sujectif, bien sûr. Et puis cette grande structure métallique plantée à l'arrière...

 

 

 

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Mais la légère déception ne dure pas et la magie opère. Elles sont là, fières et majestueuses malgré le temps maussade. Il est difficile de décrire préciément ce que l'on ressent en les contemplant de si près après les avoir vues dans les livres ou à la télévision. Je réalise enfin la chance que j'ai d'être là, je n'aurais jamais cru y venir un jour. L'émotion est au rendez-vous...

 

 

 

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Je m'éloigne vite du groupe, je veux goûter un moment privilégié de rencontre avec mes rêves d'enfant. Mon attention se porte sur la plus petite des pyramides, celle de Mykérinos. Les blocs de parement qui subsistent à la base sont impressionants ; on imagine ce que devait être l'édifice au temps de sa splendeur. Un regard attentif permet même de distinguer une inscription. Je me promène parmi les ruines du temple funéraire, tandis que les policiers égyptiens chassent sans ménagements les chameliers qui font quelques affaires avec les touristes. Cela me surprend... 

 

 

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Je sers de guide à mes parents, et un couple d'amis s'est joint à nous. Nous nous dirigeons à présent vers la pyramide de Kheops, splendide, majestueuse, on ne trouve pas de qualicatif assez fort qui lui convienne. Tandis que le groupe fait la queue à l'entrée du musée de la Barque, visite à laquelle nous renonçons pour gagner du temps, ou que quelques courageux choisissent d'entrer dans la pyramide ( claustrophobe patenté, je sais que l'aventure n'est pas pour moi ! ), nous préférons aller voir la fosse dans laquelle a été découverte la Barque, au pied de la pyramide, sur une vaste esplanade, et nous approcher des petites pyramides satellites.

 

 

 

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Un Egyptien nous interpelle en anglais et me propose de descendre dans l'une d'elles, me disant qu'il y a en bas, au bout d'un long couloir qui s'enfonce en une pente abrupte, une salle avec un sarcophage ; je refuse poliment, lui expliquant tant bien que mal que je suis claustrophobe et que l'idée de me glisser dans ce couloir étroit me terrifie. Nous  visitons de façon impromptue un mastaba, celui de Qar. Nous descendons dans le tombeau, qui est magnifique, avec ses parois gravées de hiéroglyphes et ses sculptures. Mais malheureusement il est déjà l'heure de rejoindre notre groupe...

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 14:00

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En comparaison avec le programme du voyage de 2004, celui réalisé deux ans plus tard, qui offre un autre exemple de voyage possible. Voici donc l'excellent programme qui nous avait été concocté par notre voyagiste réceptif préféré en 2006, un voyage à la carte de deux semaines et en individuel à 2 personnes conçu totalement en fonction de nos souhaits. L'avantage est bien entendu que l'on peut choisir ce que l'on veut absolument voir et combiner des éléments qui ne figurent pas toujours dans les programmes classiques. Outre la classique croisière sur le Nil, avec ses contraintes, il comprend un séjour au Caire et à Hurghada, ainsi que de des escapades vers Denderah / Abydos et Tell el-Amarna. C'est un programme certes cadré, avec véhicule et hôtels réservés, et guide ; je ne suis à vrai dire pas très aventurier... Ce programme est assez équilibré et permet d'allier visites et moments libres pour profiter aussi des lieux. L'étape sur les rives de la Mer Rouge, outre le plaisir de retrouver nos amies, a également présenté l'avantage de nous permettre de nous reposer un peu avant d'aborder Le Caire.


Les Transports :

- Croisière classique Luqsor / Assouan : à bord d'un bateau ancré à Esna.

- Trajets par voie de terre : Assouan / Abu Simbel / Assouan (280 km par trajet) ;  Assouan / Louqsor (282 km);  Louqsor / Denderah / Abydos / Louqsor (env. 340 km);  Louqsor / Hurghada (291 km);  Hurghada / Le Caire (529 km), Le Caire / Tell el-Amarna via el-Minieh (env. 245 km). 

 

Les sites antiques au programme :

Temple de Louqsor, Temple de Karnak, Colosses de Memnon, Vallée des Rois, Vallée des Reines, Temple de Deir el-Bahari, Temple d'Edfou, Temple de Kom Ombo, Temple de Philae, Temples d'Abou Simbel, Temple de Denderah, Temple d'Abydos, site de Gizeh, site de Saqqarah, site de  Memphis, Musée égyptien du Caire, Tell el-Amarna.

 

Les sites islamiques au programme :

Citadelle du Caire,  à la place du Musée Islamique du Caire (fermé au moment où nous nous trouvions dans la capitale égyptienne) notre guide nous propose la visite de la Mosquée Sultan Hassan et des Khanqah mamlûk d'el-Ashraf Barsbay et de Farag ibn Barqouq dans le cimetière Nord , Mausolée de Qâyitbây, Mosquée Ibn Tûlûn,  Musée Gayer-Anderson.

 

Malheureusement, nous n'aurons pas eu le temps de visiter le Caire copte, dans le quartier du Vieux Caire en particulier. Mais on est contraint par le temps de faire des choix.

 

 

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Le programme en détail :
 
    

J1 :  Vol Paris / Louqsor. Transfert pour la croisière vers le bateau ancré à Esna. Nuit à bord.  
 
 

J2 :  Esna / Louqsor par la route. Louqsor : Vallées des Rois et des Reines, temple d'Hatshepsout à Deir el-Bahari, colosses de Memnon, temple de Louqsor. Promenade libre à Louqsor. Retour à Esna. Nuit à bord.  
 
 

J3 : Esna / Edfou /Kom Ombo / Assouan : Navigation. Visite du temple d'Edfou. Visite du temple de Kom Ombo. Nuit à bord.  
 
 

J4 : Assouan : temple de Philae, promenade en felouque. Nuit à bord. Soirée libre.  
 
 

J5 : Tôt le matin, Assouan / Abu Simbel. Visite des temples. Retour sur Assouan. Assouan / Louqsor par la route. Installation à l'hôtel à Louqsor. Soirée libre et accueil par notre correspondant.  
 
 

J6 :  De Louqsor, excursion pour la journée vers Denderah  et Abydos. Retour pour la nuit à Louqsor. Soirée libre.  

 

J7 : Le matin, visite du temple de Karnak. Louqsor / Hurghada par la route (départ à 14h00). Installation à l'hôtel à Hurghada. Temps libre.
 
 

J8 : Hurghada : séjour libre.
 
 

J9 : Hurghada : séjour libre.
 

J10 : Tôt le matin Hurghada / Le Caire par la route. Installation à l'hôtel  au Caire. Soirée libre.  
 

J11 : Du Caire, excursion pour la journée à Gizeh, Saqqarah et Memphis. Retour pour la nuit au Caire. Soirée libre.
 
 

J12 : Le Caire : Musée égyptien, Citadelle de Saladin et mosquée Sultan Hassan. Temps libre.
 
 

J13 : Le Caire : mosquée Ibn Tulun, musée Gayer-Anderson, mausolée de Qayit Bay, khanqah de el-Ashraf Barsbay et de Farag ibn Barqouq. Temps libre.
 
 

J14 : Trajet tôt le matin Le Caire / Minieh / Tell el-Amarna. Visite du site d'Amarna. Retour pour la nuit au Caire.
 
 

J 15 : Vol Le Caire / Paris 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 07:39

Nous sommes en 2003. Mes parents m'annoncent qu'ils vont partir en voyage en Egypte pour une croisière sur le Nil ; je suis sincèrement ravi pour eux et leur dit qu'ils vont faire là une bien belle découverte. Ils ménagent le suspens le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'ils m'annoncent, au détour d'une conversation, que je dois prendre des congés car ils m'emmènent avec eux : contrairement à ma soeur, je n'ai pas pu aller les voir quand ils vivaient en Arabie Saoudite ; au lieu de l'Arabie, ce sera l'Egypte ! Je suis abasourdi, et j'ai du mal à y croire : un vieux rêve va se réaliser sans que je m'y attende le moins du monde ! Je ne les en remercierai jamais assez ! Dix ans déjà cette année que ce voyage a eu lieu, et tout reste intact dans ma mémoire et dans mon coeur...

   

Le voyage, qui doit durer 10 jours, est prévu pour janvier 2004. Il comprend une escapade au Caire, puis un vol intérieur Le Caire / Abu Simbel, puis la croisière d'Assouan à Louqsor. Je vais pouvoir voir Le Caire, cette ville qui déjà m'attire, et tous ces monuments de Haute Egypte que je connais à travers mes livres ! L'attente est longue, je ne tiens plus en place, et en même temps, jusqu'au dernier moment, j'ai du mal à y croire.

 

 

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Au Caire, il est prévu que nous visitions le Vieux Caire et ses églises coptes, ainsi que la synagogue Ben Ezra, le Musée Egyptien, la mosquée el-Rifai et le site de Gizeh. Départ ensuite comme je l'ai dit vers la Nubie et les temples d'Abu Simbel, puis la croisière à partir d'Assouan avec tous ces noms qui font rêver : Philae, Kom Ombo, Edfou, Esna, Louqsor, la Vallée des Rois et celle des Reines, Karnak... Bien beau programme en perspective !

   

L'aventure commence à l'aéroport de Marseille-Marignane. Aventure est bien le mot : claustrophobe impénitent, je redoute le voyage en avion. Mais que ne ferait-on pas pour aller en Egypte ? Et puis le vol n'est pas très long... Puisque nous voyageons de jour, je m'installe près du hublot et ai tout loisir de me distraire d'une vue incroyable.

 

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A la fois heureux de s'envoler pour l'Egypte et angoissé de prendre l'avion, le Kaaper...

 

Je m'étais promis de tenir un carnet de voyage pour fixer ces moments magiques tant espérés, j'avais acquis le matériel nécessaire ; mais la magie de l'Egypte m'en a détourné. C'est donc de mémoire que je vais devoir vous faire le récit de nos principales aventures sur les rives du Nil. Attention, il ne s'agira que d'impressions de voyage, de souvenirs et d'anecdotes ; pour tout ce qui touche tant à l'histoire qu'à l'architecture, nous y consacrerons des articles spécifiques si nécessaire : les informations ne manquent ni sur la toile, ni dans les livres, tout cela bien mieux expliqué que je ne le ferais moi-même... Je n'ai ni le talent ni la prétention de me lancer dans un récit détaillé et savant...

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Papyrus D'identité

  • : Horizons d'Aton - Beyt Kaaper
  • : Une demeure perdue quelque part entre rêve et réalité, dans les sables du désert égyptien ou sur les flots de la Méditerranée. Tournée vers l'horizon, les horizons divers... Les horizons de l'Est et de l'Ouest, comme disaient les anciens Egyptiens... Une demeure un peu folle, pour abriter des rêves un peu fous, des passions, des émotions, des coups de coeur...
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